Le Louvre fait évacuer par la police un étudiant qui photographie Contenu abonnés


Comme si l’organisation chaotique (pour dire le moins) des expositions Vermeer et Valentin ne suffisaient pas, le Louvre se distingue à nouveau en faisant sortir, escorté par les forces de l’ordre, un étudiant en histoire de l’art qui prenait des photographies dans cette dernière rétrospective.

Guillaume Giraudon est bien connu du petit monde des « twittos » d’histoire de l’art. Il avait eu déjà des problèmes dans cette exposition, pour la même raison, lors d’une précédente visite le lundi 6 mars, pendant laquelle il dit avoir été menacé d’être « sorti de force » par un surveillant. Le chef d’équipe, appelé, l’aurait alors assuré qu’il serait expulsé « manu militari » s’il revenait prendre des photos le mercredi 8 mars comme il affirmait en avoir l’intention. Tout ceci fut tweeté et retweeté abondamment, ainsi que la réclamation que fit Guillaume Giraudon au bureau d’accueil du Louvre. Il nous a signalé par ailleurs avoir déposé une main courante.

Aujourd’hui 8 mars donc, fidèle à sa parole, Guillaume Giraudon est retourné à l’exposition Valentin pour laquelle il avait réservé le créneau de 14 h, et a recommencé à prendre des photos des tableaux. Cette fois-ci, les agents de surveillance, sans doute briefés par la direction, ont été très corrects. « Tout s’est déroulé sans insultes ni menaces » nous a-t-il confirmé. Après une dizaines de minutes de discussion, pendant lesquelles l’étudiant a refusé d’arrêter de prendre des photos, les surveillants se sont bien gardés de l’expulser eux-mêmes. Ils ont en revanche appelé la police, et trois policiers1 sont arrivés, l’un portant, selon le témoignage de Guillaume Giraudon, un fusil ou une carabine2 ! Ne souhaitant évidemment pas résister aux forces de l’ordre, et ne voulant pas céder, par principe, et continuer la visite sans prendre de photos, Guillaume Giraudon n’a pu qu’accepter de sortir de l’exposition, encadré par les policiers, puis d’être mené à l’extérieur du Louvre par un agent de surveillance.

Comme l’a…

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