Le CMN restaure la Sainte-Chapelle de Vincennes


15/12/15 - Restauration - Vincennes, Sainte-Chapelle - Visiter le chantier d’un édifice dont l’architecte en chef des monuments historiques est Gabor Mester de Parajd provoque toujours une inquiétude pour qui a récemment vu Fontevraud (un monument sur la « restauration » duquel il faudra que nous revenions bientôt). Heureusement, la restauration de la rose et de la façade ouest de la Sainte Chapelle de Vincennes, qui vient de s’achever, est plutôt une heureuse surprise, dont on doit certainement créditer le Centre des Monuments Nationaux. Celui-ci s’avère, en général, un maître d’ouvrage scrupuleux qui sait imposer des limites à ses architectes.


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1. La Sainte-Chapelle de Vincennes
L’échafaudage de la façade va rester en place pour
la restauration de la couverture
Photo : Didier Rykner
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2. Rose de la Sainte-Chapelle après restauration
Photo : Didier Rykner

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3. Détail de la façade ouest
de la Sainte-Chapelle de
Vincennes après restauration
Photo : Didier Rykner

Les travaux ont consisté à nettoyer les parements par micro-gommage et à restaurer les vitraux en atelier (celui de la rose est récent puisqu’il date d’après la seconde guerre mondiale, mais sobre et plutôt bien adapté). Certaines pierres ont été remplacées mais assez peu, semble-t-il, et le résultat ne donne pas l’impression d’une construction neuve comme c’est, par exemple, le cas à Fontevraud. Une gargouille tombée pendant la tempête de 1999 a été remplacée, une autre a été en partie remplacée car elle « présentait des désordres liés à l’homogénéité de la pierre ».

Les prochaines étapes de la restauration concerneront les autres façades, les vitraux du chœur (les seuls anciens conservés, qui datent du XVIe siècle) et la travée d’avant-cœur. La couverture sera également entièrement restaurée. On espère que là encore, le CMN sera vigilant, pour mener cette campagne qui coûtera en tout 8 millions d’euros. Par la suite, d’autres travaux de restauration concerneront les châtelets, la barbacane est, les ponts-levis, le pont dormant et les pavillons d’entrée, puis le chemin de ronde.


Didier Rykner, mardi 15 décembre 2015





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