Laurent Pécheux. Un peintre français dans l’Italie des Lumières Contenu abonnés


Dole, Musée des Beaux-Arts, du 27 juin au 30 septembre 2012.
Chambéry, Musée des Beaux-Arts, du 24 octobre 2012 au 20 janvier 2013.

JPEG - 108.8 ko
1. Laurent Pécheux (1729-1821)
Hercule confie Déjanire
au centaure Nessus
, 1760
Lavis gris, pierre noire, craie - 23,6 x 19 cm
France, collection particulière
Photo : D. R.
Voir l'image dans sa page

Artiste lyonnais mais ayant fait la plus grande partie de sa carrière en Italie, à Rome d’abord, puis à Turin où il devint le peintre officiel du roi de Piémont-Sardaigne, Laurent Pécheux n’est pourtant encore que peu connu en dehors du cercle restreint des historiens de l’art. La première rétrospective qui lui est consacrée, organisée par le Musée des Beaux-Arts de Dole et qui sera présentée ensuite à Chambéry, révèle pourtant un artiste de premier plan, qui fut l’un des pionniers du néoclassicisme européen même s’il ne se départit pas, dans certaines de ses œuvres, d’une fougue baroque ou même, si l’on retient le terme désormais utilisé pour certains tableaux de la seconde moitié du XIXe siècle, « néobaroque ».

Le commissariat est assuré par Sylvain Laveissière, conservateur général au département des peintures du Musée du Louvre. Il est néanmoins remarquable que ce soit un (relativement) petit musée de province qui soit à l’origine de cette exposition. Il y a peu, Bourg-en-Bresse révélait Daniel Sarrabat (artiste de moindre talent, il est vrai), Lille montrait Boilly, Lyon exposait Cretey, Montpellier faisait connaître Raoux et Strasbourg Jean Barbault... Bientôt, cette dernière ville présentera Loutherbourg et Rouen consacrera une exposition à Nicolas Colombel. Heureusement qu’à Paris le Musée d’Orsay (avec par exemple Gérôme) continue à présenter des monographies consacrées aux peintres français. Mais pour ce qui concerne les artistes antérieurs au milieu du XIXe siècle, leur histoire s’écrit de plus en plus, désormais, hors de la capitale.
Il faut cependant, pour qu’ils aient cette chance, qu’ils soient nés hors de Paris. Ce qui est le cas pour Pécheux, qui vit le jour à Lyon. Dole cependant, est un choix pertinent, car il y laissa un important cycle de peintures encore in situ dans la Collégiale de la ville, récemment restauré (voir la brève du 20/6/09).

On ne connaît pas grand-chose de la formation de l’artiste, si ce n’est qu’il passa, vers l’âge de 16 ans, une année dans l’atelier de Charles Natoire, avant de retourner à Lyon où, selon ses propres termes, il « fréquent[a] tous les meilleurs artistes du pays » sans en nommer un seul. Le seul tableau conservé de cette époque, un Jupiter et Sémélé qui rappelle, comme le remarque Sylvain Laveissière, la manière de Cretey, est de localisation inconnue.
C’est à Rome que Pécheux va prendre toute sa mesure en devenant rapidement l’un des peintres les plus en vue en compagnie de Mengs (dont il devint le disciple plus que l’élève) et de Pompeo Batoni dont il fut proche. Soit deux artistes figurant parmi les précurseurs du néoclassicisme. A l’Académie de France à Rome, alors hébergée au Palazzo Mancini, sur le Corso, règnait alors Charles Natoire, son premier maître.

JPEG - 53.9 ko
2. Laurent Pécheux…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Vrai ? Faux ? Le primitif italien était presque parfait

Article suivant dans Expositions : Suzanne Lalique-Haviland, le décor réinventé