La ville de Tours contre son patrimoine ? Contenu abonnés


Déjà fortement amputé par les bombardements de la seconde guerre mondiale, le patrimoine tourangeau risque fort de perdre l’un de ses atouts d’ici à quelques semaines, si rien n’est fait pour empêcher cette démolition. Du reste, il est fort probable que la marche des pelleteuses, ne sera en rien stoppée : le 10 octobre dernier, la ville a accordé un permis de démolir.

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Photo : Christophe Belhomme
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La bâtisse visée par les promoteurs, ou par l’appétit "d’ogre" d’un directeur de collège on ne sait (?), se trouve sur la rive droite de la Loire, dans le quartier historique de Saint-Symphorien, a deux pas du Pont de Pierre et des pavillons d’Octrois. Soyons pour le moins concret, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, simplement un petit ensemble très harmonieux qui s’accordait très bien dans ce paysage idyllique des bords de Loire, à quelques centaines de mètres de la soierie le Manach, puissante manufacture qui a marqué l’économie tourangelle depuis plus de cinq siècles. Il s’agit en fait d’un beau bâtiment en pierre de taille, du tout début du XIXe, de forme rectangulaire, situé dans l’enceinte même du collège Lycée privé Sant-Grégoire. Edifié en tuffeau, peut-être à des fins manufacturières, il comporte trois étages et offre en façade une superbe corniche "décochée". Depuis une dizaine d’année, il semble que ce bâtiment était en totale déshérence. Mal entretenu, peu ou pas utilisé par l’administration du lycée, le simple fait qu’il n’ait jamais était inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques a lentement mais sûrement accéléré sa dégradation à un point tel, qu’elle ne finisse par devenir irréversible. Etais-ce l’ambition de départ ? On peut se dire alors que l’objectif a été durablement atteint. Dernièrement, un avis de péril a été pris après que plusieurs pierres se sont décrochées de la façade pour retomber dans la cour du parking, ce qui n’a pas manqué de retarder la procédure en cours. Avant d’envisager une…

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