La Villa Médicis n’est pas un hochet


Villa Médicis
Photo : D. Rykner

La nomination du nouveau ministre de la Culture présente au moins un inconvénient. Il laisse l’Académie de France à Rome sans directeur, un peu plus d’un an après la tragi-comédie qui s’était jouée entre l’auto-désignation de Georges-Marc Benhamou et le choix de Frédéric Mitterrand. Rappelons que celui-ci, dont nous avons souligné le bon bilan (voir brève du 23/6/09), avait été retenu après l’avis donné par une commission ad’hoc.

Il se murmurait que le poste vacant pourrait être occupé par Christine Albanel. Selon la presse d’aujourd’hui, le premier ministre, François Fillon, le lui aurait effectivement proposé mais elle l’aurait décliné.
Il est invraisemblable que la Villa Médicis soit considérée comme un endroit où l’on pourrait placer soit un ami, soit quelqu’un dont on veut se débarrasser. Il existe nombre de candidatures crédibles pour diriger cette institution qui mérite mieux qu’une nomination politique. Soit l’un des deux compétiteurs malheureux de Frédéric Mitterrand, il y a un an, est choisi [1], soit le nouveau directeur est nommé après la mise en place d’une procédure transparente, basée sur un projet. La Villa Médicis n’est pas une sinécure ou un placard, elle n’est pas davantage un hochet.


Didier Rykner, jeudi 25 juin 2009


Notes

[1] Il s’agissait de Sylvain Bellenger et d’Olivier Poivre d’Arvor (voir brève du 4/6/08). Voir aussi à propos de la Villa Médicis notre éditorial du 17/4/08.



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