La superbe restauration de la cathédrale de Rennes Contenu abonnés


JPEG - 251.6 ko
1. Alphonse Le Hénaff (1821-1884)
Décor du cul-de-four de l’abside de la cathédrale de Rennes
Photo : Didier Rykner
Voir l'image dans sa page

La façade de la cathédrale de Rennes fut édifiée au long des XVIe et XVIIe siècles, mais la nef et le chœur gothiques, qui menaçaient de s’effondrer, furent mis à bas au milieu du XVIIIe siècle. La reconstruction tarda puis fut interrompue par la Révolution, avant de reprendre finalement au début du XIXe siècle pour se terminer en 1844. Mais l’édifice, de conception néoclassique trop sobre, ne plaisait pas au nouvel archevêque de Rennes, Mgr Godefroy Brossays Saint-Marc, qui décida de l’embellir avec un riche décor intérieur, des stucs, des peintures murales confiées à Auguste-Louis Jobbé Duval pour le plafond de la nef, du transept et du chœur et à Alphonse Le Henaff qui réalisa dans le déambulatoire de grandes théories de saints fortement inspirées par celles d’Hippolyte Flandrin à Saint-Vincent-de-Paul. Le même Le Henaff peignit aussi le cul-de-four avec une scène sur fond d’or (ill. 1), également très marquée par l’exemple de Flandrin, et les bras du transept : d’un côté des scènes de la vie de la Vierge, de l’autre de la vie de sainte Anne.
Le Henaff et Jobbé-Duval étaient bretons, tout comme Simon Langlois, auteur de deux scènes peintes du transept gauche. L’archevêque tenait à faire travailler des artistes locaux pour décorer sa cathédrale. On notera cependant, sur l’autel du transept droit, une belle Libération de saint Pierre (ill. 2) par Henry-Joseph de Forestier, originaire de Saint-Domingue et actif essentiellement à Paris.


JPEG - 194.8 ko
2. Henry-Joseph de Forestier (1787-1872)
Libération de saint Pierre
Retable sur l’autel du transept droit de la
cathédrale de Rennes
Photo : Didier Rykner
Voir l'image dans sa page

Parmi beaucoup d’autres œuvres d’art (la belle orfèvrerie devrait être bientôt visible grâce à un aménagement du trésor), on notera le splendide autel (ill. 3), entouré d’anges en bronze doré, où le pélican…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Patrimoine : Roland Garros : à quoi sert une enquête publique ?

Article suivant dans Patrimoine : L’église de Vallery : une curieuse gestion des priorités