La rue Chaptal, nouveau quartier d’antiquaires à Paris


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1. Narcisse Diaz de la Peña (1807-1876)
Tête de femme, 1854
Huile sur toile - 46 x 36 cm
Galerie Chaptal
Photo : Galerie Chaptal

18/11/15 - Marché de l’art - Paris - Avec l’ouverture au 7 de la rue Chaptal d’une galerie reprenant son nom (galerie Chaptal donc), cette voie déjà bien connue des amateurs d’art comme celle du Musée de la Vie Romantique conforte sa réputation de nouveau quartier d’antiquaire, particulièrement dédié à l’art du XIXe siècle. En effet, après Johann Naldi qui s’était installé au n° 33, et La Nouvelle Athènes (Damien Dumarquez et Raphaël Aracil de Dauksa) au n° 22, ce sont pas moins de trois galeries spécialisées qui proposent désormais une offre particulièrement riche d’œuvres de cette époque.
Alors que le Musée de la Vie Romantique vient d’ouvrir, jusqu’au 28 février 2016, une exposition intitulée « Visages de l’effroi », dont nous parlerons certainement, ces galeries proposent également de nouveaux accrochages.

Commençons donc avec la galerie Chaptal qui, si elle présente beaucoup d’œuvres du XIXe siècle, montre également une petite section de dessins anciens. Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler récemment puisque Emmanuel Roucher, qui poursuit aux puces, le week-end, la galerie Arsinopia, et qui s’associe ici avec Virgini Botte et Julien Petit, y expose le tableau d’Émile-Édouard Mouchy que vient d’acquérir le Musée d’Orléans (voir la brève du 16/11/15). On pourra voir aussi une tête de femme de Narcisse Diaz de la Peña (ill. 1) préparatoire à l’un de ses rares tableaux religieux Les Dernières larmes, présenté au Salon de 1854.

La Nouvelle Athènes propose une nouvelle fois une superbe exposition de dessins et tableaux (voir le catalogue en ligne) dont plusieurs ont été acquis par des musées (ou sont en cours d’acquisitions). Nous parlerons de ces achats par des institutions dans une ou plusieurs brèves à venir, et on se contentera de reproduire ici une très belle huile d’Hippolyte Flandrin (ill. 2) reprenant la figure de Sainte Pélagie qui se trouve dans la théorie de saints de la nef de l’église Saint-Vincent de Paul à Paris.


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2. Hippolyte Flandrin (1809-1864)
Sainte Pélagie, vers 1848
Huile sur toile - 80 x 41,5 cm
Galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
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3. Teofil Kwiatkowski (1809-1891)
Paysage au soleil couchant
Huile sur toile - 41 x 31 cm
Galerie Johann Naldi
Photo : Galerie Johann Naldi

Quant à Johann Naldi, son goût le porte davantage vers les paysages de la fin du XIXe siècle dont il expose un très beau choix. On notera particulièrement trois huiles sur toiles représentant des ciels (ill. 3), par le romantique polonais Teofil Kwiatkowski, élève de Léon Cogniet et ami de Chopin. Les artistes représentés sont souvent très peu connus, mais leurs œuvres de grande qualité comme le montre le catalogue en ligne.

L’exposition chez Johann Naldi se termine le 23 novembre, à la Nouvelle Athènes le 28 novembre.


Didier Rykner, mercredi 18 novembre 2015





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