La question de l’art à Genève. Du cosmopolitisme des Lumières au romantisme des nationalités Contenu abonnés


Auteur : Danielle Buyssens

jpg-couverture_geneve-jpgCe fort volume de presque 600 pages est issu de la thèse de doctorat soutenue par l’auteur en 2005 à l’EHESS sous la direction de Jacques Revel. À la croisée de l’histoire de l’art et de l’histoire sociale, il s’agit sans aucun doute d’un ouvrage essentiel tant par son ampleur que par sa hauteur de vue, dans la réévaluation de la place de l’art à Genève entre la fin du XVIIIe siècle et les années 1830. Partant d’un constat lié à l’historiographie, Danielle Buyssens évoque avec circonspection le postulat d’une cité traditionnellement hostile aux arts dans l’optique d’une austérité calviniste et avec pour symboles les lois somptuaires. On sait combien les clichés ont la vie dure et comme ils résistent aux tentatives d’approfondissement. À partir d’une somme documentaire impressionnante, mais mise au service d’un vrai propos historique, l’auteur s’attache à restituer l’évolution de la question artistique genevoise ; dans cette période complexe, qui va des Lumières à la constitution d’une identité nationale, avec l’intermède du rattachement à la France impériale, il s’agit certes d’analyser les structures sociales liées à l’art, la relation de la cité avec l’extérieur (en particulier Paris), mais aussi le discours lui-même qui vaut comme représentation et dont la fortune restrictive fondera cette historiographie trompeuse déjà évoquée.

Une première partie cerne la situation de l’art à Genève au XVIIIe siècle. À travers des exemples solidement documentés et avec une érudition qui témoigne d’années de recherches, Danielle Buyssens dresse un portrait de la société artistique, et au-delà « culturelle », d’une Genève tout à la fois provinciale et cosmopolite. L’apparition d’une « bibliothèque éclairée », la figure de Léonard Baulacre, le cabinet de curiosité, « premier musée de Genève » sont étudiés comme autant de creusets d’une problématisation de l’art dans la ville helvétique. Un second chapitre s’attache à définir l’importance du dessin : pratique, théorie,…

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