
Atelier de Diego Velázquez (1599-1660)
L’infante Marie Marguerite, 1653
Huile sur toile - 70 x 58 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
3/2/09 – Attribution – Le High Museum va-t-il demander un remboursement au Louvre ? C’est la question que l’on peut se poser après avoir constaté que dans la rétrospective Picasso et les Maîtres qui s’est terminée hier soir, l’Infante du Louvre (ill.), attribuée avec tant d’éclat à Velázquez lui-même à l’occasion de son récent voyage outre-Atlantique (voir l’éditorial du 25/12/06), à nouveau présentée comme complètement autographe au début de cette exposition (voir l’article) et dans le catalogue qui l’accompagne, s’est vue contre toute attente rétrogradée à l’infamant statut de copie avec un nouveau cartel libellé « (d’après) Velázquez ».
Evidemment, les commissaires ont une nouvelle fois tout faux puisque cette toile, si elle ne peut, d’après les meilleurs spécialistes, être donnée entièrement au maître lui-même, est indubitablement sortie de son atelier. La bonne indication aurait donc dû être « Atelier de Velázquez ». Il est vrai que dans une exposition où l’on pouvait découvrir de nouveaux concepts d’histoire de l’art tel que « (d’après) un suiveur de Rembrandt » à propos d’un tableau que Picasso n’a jamais vu mais qui venait compenser l’absence de l’Homme au casque d’or de Berlin, rien n’était impossible. Le public s’y est rué en masse, c’est bien l’essentiel.
Et comment critiquer une manifestation qui vient de recevoir le « Globe de Cristal » 2009 de la meilleure exposition de la part de Jacques Attali dans un grand show présenté sur France 3 ? Reste à espérer que, grâce à cette boule de cristal bien méritée, les mânes de l’artiste puissent être invoqués afin d’élucider une fois pour toute ce fascinant mystère.
