La peinture religieuse en Haute-Auvergne. XVIIe-XXe siècles Contenu abonnés


Auteur : Pascale Moulier

jpg-couverture_haute_auvergne_small-jpgCet ouvrage, qui répertorie et reproduit l’intégralité des tableaux conservés dans les églises du Cantal, représente une somme de travail colossale. Plus de 800 illustrations permettent de découvrir les 700 et quelques tableaux (certaines œuvres sont reproduites à deux endroits différents) qui constituent le patrimoine des édifices religieux de ce département. Cette exhaustivité fort utile a sa contrepartie : sur ces 700 tableaux, fort peu sont remarquables, beaucoup sont de médiocre qualité1.

Il est dommage que l’auteur, passionnée par le patrimoine du Cantal (auquel elle consacre une association et un site Internet) n’ait pas fait voir ses illustrations à des spécialistes qui auraient pu, souvent, identifier les prototypes, parfois bien connus, des nombreuses copies et, dans quelques cas peut-être, l’auteur des compositions originales.

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1. Entourage de Philippe de Champaigne
Ex-voto des Tillay, 1643
Huile sur toile - dimensions non précisées
Mauriac, Basilique
Photo : D. R.
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C’est à cette tâche que nous nous sommes attelé en examinant une à une toutes les photographies de ce livre (voir annexe). Il faut souligner l’apport essentiel de Guillaume Kazerouni qui est l’auteur de la plupart des identifications mentionnées dans la liste en fin de texte. Celles-ci ne sont d’ailleurs sûrement pas exhaustives et bien des remarques pourraient encore être faites. On peut cependant tirer quelques conclusions que l’auteur avait d’ailleurs largement déjà soulignées, et d’abord l’abondance des copies d’après des modèles célèbres. On ne compte pas les œuvres peintes d’après Raphaël, Poussin, Le Sueur, Le Brun... Certaines toiles sont de véritables patchworks de plusieurs figures trouvées sur différentes gravures. Beaucoup sont des compositions qui interprètent, souvent avec de nombreuses variantes, des prototypes très connus. A côté des tableaux anonymes, beaucoup sont signés d’artistes locaux, véritables ymagiers des XVIIe et XVIIIe qui relèvent davantage des arts et traditions populaires que du « grand » art.

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2. Ecole génoise ou vénitienne, XVIIe siècle
Saint Jérôme soutenu par un ange
Huile sur toile - dimensions non précisées
Massiac, église Saint-André
Photo : D. R.
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Si les beaux tableaux sont peu nombreux, on en trouve tout de même quelques-uns. Certains ont déjà été publiés, comme les nombreuses toiles de Guy François et de son atelier ou celles de la cathédrale de Saint-Flour dont le Martyre de saint Symphorien par Daniel Hallé et la Vocation d’Agnès d’Assise par Michel Corneille.
L’auteur insiste par ailleurs sur l’intérêt d’un artiste à peu près inconnu jusqu’ici, Laurent Bassot dont les œuvres « surclassent de loin la production locale de cette époque ». On trouve notamment ses tableaux à Aurillac (dans la cathédrale et au musée) ainsi que dans la cathédrale de Rodez où est conservé une belle Assomption datée de 1662.

On attirera également l’attention sur deux œuvres, à notre connaissance…

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