La paysanne à la coupe de fruits, par Nicolas Tournier, acquis par la Fondation Bemberg


27/11/15 - Acquisition - Toulouse, Fondation Bemberg - Un an presque jour pour jour après l’acquisition de la Paysanne portant des fruits de Nicolas Tournier (ill. 1) par la Fondation Bemberg (voir la brève du 10/11/14), son pendant, La Paysanne à la coupe de fruits (ill. 2), vient d’être à son tour acquis par le musée toulousain qui permet ainsi à ces deux pendants d’être à nouveau réunis.
C’est une nouvelle qui réjouira tous les amateurs d’art et donc tous les lecteurs de La Tribune de l’Art, d’autant que nous avions regretté la séparation des deux œuvres et que nous avions évoqué, avec le président et le directeur de la Fondation, l’éventualité d’un achat de cette seconde toile (voir notre émission). La National Gallery de Washington avait envisagé cette acquisition (sa conservatrice Mary Morton nous l’avait confirmé), pour finalement y renoncer. Les deux œuvres seront à nouveau accrochées ensemble à partir du 22 décembre 2015.


JPEG - 83.2 ko
1. Nicolas Tournier (1590-1639)
Paysanne portant des fruits, vers 1630
Huile sur toile - 91,5 x 73,5 cm
Toulouse, Fondation Bemberg
Photo : Fondation Bemberg
JPEG - 39.4 ko
2. Nicolas Tournier (1590-1639)
Paysanne à la coupe de fruits, vers 1630
Huile sur toile - 91,5 x 73,5 cm
Toulouse, Fondation Bemberg
Photo : Fondation Bemberg

Nous ne reviendrons pas sur l’extraordinaire qualité de ces deux tableaux qui associent à chacune de ces figures, représentées à mi-corps comme nombre de compositions caravagesques, des natures mortes qui rappellent fortement celles peintes par le Caravage lui même, notamment le Panier de fruits conservé à l’Ambrosiana.
On reviendra néanmoins sur le parcours étrange de ces deux tableaux. Car leur achat par un musée dépendant d’une fondation française, permet de maintenir dans notre pays, on l’espère de manière définitive, deux tableaux qui n’auraient probablement jamais dû en sortir. Selon les informations que nous avons pu recueillir depuis sur leur origine, il est très probable que ces œuvres inédites proviennent de manière récente d’un hôtel particulier toulousain. Comme nous l’avions indiqué dans notre précédent article, elles ont d’ailleurs probablement été peintes en France au retour de l’artiste de son séjour à Rome, et ont fait partie de la collection toulousaine de Jean de Cambolas.

Après l’achat d’un Saint Pierre par le Musée des Augustins (voir la brève du 19/10/15) et avant le retour qu’on espère très prochain du Christ portant sa Croix, l’actualité toulousaine autour de Nicolas Tournier apparaît décidément très bien fournie.


Didier Rykner, vendredi 27 novembre 2015





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Souscription du Musée des Beaux-Arts de Rennes pour une Bacchante endormie

Article suivant dans Brèves : Les tableaux de Russborough House : ceux qui restent, ceux qui partent