14/7/10 - Restauration - Londres, National Gallery - La National Gallery de Londres vient de terminer la restauration de la Vierge aux Rochers de Léonard de Vinci (ill. 1 et 2) qui est à nouveau exposée au public depuis aujourd’hui mercredi 14 juillet 2010.
Les travaux des spécialistes, notamment ceux de Jacques Franck en France, ont montré à quel point la technique de Léonard différait de celles des autres peintres et combien il est difficile de restaurer ses œuvres sans risquer de les dénaturer. Le musée anglais assure s’être entouré de toutes les compétences nécessaires pour cette restauration, comme le Louvre l’a d’ailleurs fait avant de se lancer dans celle de la Sainte Anne qui devrait commencer prochainement.

1. Léonard de Vinci (1452-1519)
La Vierge aux Rochers, vers 1491-1508
Avant restauration
Panneau - 189,5 x 120 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery

2. Léonard de Vinci (1452-1519)
La Vierge aux Rochers, vers 1491-1508
Après restauration
Panneau - 189,5 x 120 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery

3. Léonard de Vinci (1452-1519)
La Vierge aux Rochers, vers 1491-1508
Après restauration, avec son nouveau cadre
Panneau - 189,5 x 120 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery
Selon le communiqué de presse de la National Gallery, la décision de restauration a été prise après plusieurs années d’études du tableau et de ceux des élèves de Léonard qu’elle conserve. La Vierge aux Rochers avait souffert de la pose, en 1948-1949, de vernis instables, qui avaient craquelé et fortement jauni. Ceci compromettait une bonne vision de l’œuvre. Toujours d’après le musée londonien, il semblerait que ce panneau, en partie inachevé et qu’on pensait jusqu’ici être en grande partie peint par l’atelier de Léonard pourrait être entièrement dû au peintre lui-même.
Un nouvel encadrement a été réalisé par la National Gallery à partir des éléments (pilastres et corniche) d’un cadre italien du début du XVIe siècle acquis en Italie à cet effet. Une pratique un peu curieuse, que le musée explique par le souhait de retrouver un cadre proche de ceux de Giacomo Del Maino, auteur de celui qui entourait à l’origine la Vierge aux Rochers. Le résultat (ill. 3) a, quoi qu’il en soit, beaucoup d’allure.
