La grande bouffe. Peintures comiques dans l’Italie de la Renaissance Contenu abonnés


Soissons, Musée Saint-Léger, du 28 octobre 2017 au 11 mars 2018.

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1. Entourage de Niccolò Frangipane (vers 1545-vers 1600)
Scène bachique, vers 1580 (?)
Soissons, Musée Saint-Léger
Photo : Didier Rykner
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Soissons a un musée des Beaux-Arts. Avouons que celui-ci, depuis de nombreuses années, était passé sous le niveau des radars et que bien peu s’en rappelaient. Grâce à l’exposition « Heures Italiennes » organisée l’année dernière (voir l’article), beaucoup avaient pu découvrir ses deux chefs-d’œuvres de Pellegrini qu’il conserve. Celui-ci a voulu accompagner l’événement en présentant à son tour une petite exposition autour de deux tableaux italiens de son fonds, et grâce à des prêts extérieurs importants. Une occasion de se rendre à Soissons et de découvrir ce musée où il reste tout à faire.

L’exposition s’intitule « La Grande Bouffe », en référence bien sûr au film de Marco Ferreri. Une salle est d’ailleurs dédiée à l’évocation de quelques films tournant autour du sujet de la représentation caricaturale des repas, car c’est de cela qu’il s’agit ici, essentiellement donc de la peinture italienne des XVIe et XVIIe siècles.
Tout est parti de la redécouverte dans les collections d’un tableau représentant une Scène bachique (ill. 1). Redécouverte car ce tableau était inventorié, mais son intérêt n’était pas apparu jusqu’à ce que l’équipe du Retif (le répertoire des tableaux italiens dans les musées français) l’ait étudié. Alors attribué à l’entourage de Bartolomeo Passarotti, peintre bolonais, il fut rendu à cette occasion plutôt à celui du vénitien Niccolò Frangipane.

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2. Bartolomeo Passerotti (1529-1592)
Banquet caricatural ou Joyeuse compagnie, vers 1577
Huile sur toile - 114 x 118 cm
Paris, collection Pierre Rosenberg
Photo : Didier Rykner
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L’œuvre appartient à un genre bien précis, défini à la fin du XVIe siècle par le cardinal Paleotti, celui des pitture ridicole, « peintures ridicules » dont le but, par une représentation caricaturale des personnages, est de provoquer le…

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