La Fondation Beyeler « maison imaginaire de Bonnard » Contenu abonnés


Bâle, Fondation Beyeler, du 29 janvier au 13 mai 2012.

Si l’on n’est jamais aussi bien que chez soi, Pierre Bonnard (1867-1947) est aujourd’hui, et pour quelques mois, tout à son aise à la Fondation Beyeler, à Riehen près de Bâle.
Avec une sélection de 65 œuvres le commissaire de l’exposition, Ulf Küster, conservateur à la Fondation, reconstitue en effet « la maison imaginaire de Bonnard », une maison faite de tous ses quartiers, ses jardins et ses intérieurs, de Paris, toujours, à Vernon et au Cannet. Un concept thématique et non chronologique particulièrement pertinent au sujet de cet artiste casanier que la vie quotidienne et domestique ne cessa d’inspirer.


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1. Pierre Bonnard (1867-1947)
Les Poires (Le Déjeuner au Grand-Lemps), 1899
Huile sur toile - 53,5 x 61 cm
Budapest, Szépmüvészeti Mùzeum
Photo : Szépmüvészeti Mùzeum
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2. Pierre Bonnard (1867-1947)
La Partie de croquet, 1892
Huile sur toile - 130 x 162,5 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : Musée d’Orsay/RMN/Hervé Lewandowski
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Un Pierre Bonnard d’autant plus à son aise à la Fondation Beyeler qu’il fut depuis toujours admiré et collectionné par son fondateur, Ernst Beyeler, qui lui consacra dès 1966 une rétrospective dans sa galerie de Bâle. La Fondation poursuit ainsi avec cohérence sa politique d’expositions qui privilégie les artistes dont elle conserve des œuvres1 et offre, grâce aux prêts d’institutions internationales et de collections privées, notamment de la collection Hahnloser2 (voir l’article) de la Villa Flora de Winterthour considérée comme le « musée Bonnard suisse », une rétrospective de grande qualité.

Bonnard partagea toute sa vie entre la ville, Paris qu’il ne cessa de chérir, et la campagne, la Normandie puis la Côte d’Azur. Ses maisons, jamais permanentes, toujours complémentaires, seront tout à la fois ses ateliers et ses sujets.
Il y a d’abord « Le Grand-Lemps », la maison de vacances familiale, entre Lyon et Grenoble, où il peignit ses premiers petits paysages italianisants, ses chères scènes d’intérieur, Les Poires (Le Déjeuner au Grand-Lemps) (ill. 1), mais déjà aussi de grands formats comme La Partie de croquet (ill. 2).
Puis il y a Paris, le premier atelier du 28 rue Pigalle et les différents ateliers-logements, de la Place Clichy à Montmartre, que Bonnard ne quittera jamais et occupera toujours ne serait-ce que quelques mois par an (à l’exception des années de la période de guerre).


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3. Pierre Bonnard (1867-1947)
Le Jardin Sauvage (La Grande Terrasse), 1918
Huile sur toile - 159,5 x 249,6 cm
Washington, The Phillips Collection
Photo : The Phillips Collection
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4. Pierre Bonnard (1867-1947)
Décor à Vernon (La Terrasse à Vernon), vers 1920/1939
Huile sur toile - 148 x 194,9 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : The Metropolitan Museum of Art
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Vient ensuite la première maison à la campagne, à Vernonnet tout près de Giverny, que Pierre Bonnard surnomma « Ma Roulotte ». Il en sera propriétaire avec sa…

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