La Dernière Nuit de Troie. Histoire et violence autour de La Mort de Priam de Pierre Guérin Contenu abonnés


Angers, Musée des Beaux-Arts, du 25 mai au 2 septembre 2012.

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1. Pierre Guérin (1774-1833)
La Mort de Priam ou La dernière nuit de Troie, 1830-1832
Huile sur toile - 439 x 629 cm
Angers, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée d’Angers
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Parmi les tableaux restaurés et raccrochés sur les cimaises du Musée des Beaux-Arts d’Angers lors de sa réouverture en 2004, figurait une très grande toile, inachevée, de Pierre Guérin, La Mort de Priam (ill. 1). Malgré ses qualités évidentes et sa présence dans une collection publique depuis la fin du XIXe siècle1, ce chef-d’œuvre de la peinture est toujours resté relativement méconnu.
Grâce à Mehdi Korchane, spécialiste de l’artiste, et au Musée d’Angers qui lui consacre une exposition (plus large qu’une simple exposition-dossier), ce morceau de bravoure, inédit dans la carrière de l’artiste, devrait reprendre sa véritable place dans l’histoire de l’art.

Avec ce tableau, Guérin a tenté, et presque réussi, une réponse au défi qu’avaient lancé aux néoclassiques les artistes romantiques qui s’avéraient, par ailleurs, être pour la plupart ses propres élèves.
On sait bien entendu que l’on ne peut plus réduire l’art du deuxième quart du XIXe siècle à la simple opposition romantiques/néoclassiques, même si celle-ci fut réelle aux yeux des contemporains. Un tableau comme La Mort de Priam invite nécessairement à s’interroger sur cette classification. Le catalogue est à cet égard très éclairant, notamment l’essai de Philippe Bordes qui analyse les conditions dans lesquelles certains artistes dits néoclassiques sacrifiaient à l’« outrance dramatique contraire aux principes classiques ». Guérin ne fut certes pas le premier à introduire cette outrance dans ses tableaux. Mais son tableau est sans aucun doute l’un des plus beaux, tout inachevé qu’il soit.

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2. Scénographie de l’exposition La Dernière Nuit de Troie
Photo : Didier Rykner
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La muséographie contribue à la réussite de cette exposition. Elle dramatise remarquablement la toile de Guérin (ill. 2),…

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