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La Biennale de Florence et la grotte restaurée du Palazzo Corsini


25/9/17 - Marché de l’art et restauration - Florence, Palazzo Corsini - La Biennale de Florence est le plus grand salon d’antiquités d’Italie. Les peintures et les sculptures anciennes y règnent en maître, bien plus nombreuses que les objets d’art ou les œuvres du XXe siècle. Dire qu’il s’agit d’une des plus importantes foires au monde serait cependant exagérer. Celle-ci est de bonne tenue, les marchands très nombreux, et les tableaux intéressants, essentiellement italiens, ne manquent pas, mais les chefs-d’œuvre marquants n’y sont pas si fréquents. On y rencontre néanmoins beaucoup de marchands italiens que l’on voit rarement à l’étranger, et des œuvres, dont certaines sont notifiées (c’est-à-dire interdites de sortie du territoire italien) qu’on ne pourra donc pas voir ailleurs.


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1. Tiziano Vecellio, dit Titien (1490-1576) et atelier
Le Christ au jardin des Oliviers
Huile sur toile - 201,5 x 169 cm
Colnaghi
Photo : Colnaghi
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2. Edme Bouchardon (1698-1762)
Buste du pape Clément XII Corsini
Plâtre patiné couleur bronze - 81,6 x 80,6 x 39,4 cm
Gallo Fine Art
Photo : Gallo Fine Art
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Bien qu’ayant demandé de nombreuses illustrations, nous n’avons pas, contrairement à d’habitude, reçu les images correspondantes, les marchands ayant manifestement oublié de nous les envoyer. Nous ne reproduirons donc ici que deux œuvres, une toile que l’on peut voir sur le stand de la galerie Colnaghi, par Titien et son atelier, qui malgré la participation de celui-ci est d’une très belle qualité, ainsi qu’une importante sculpture d’Edme Bouchardon représentant le pape Clément XII Corsini, ce qui est opportun puisque la Biennale se déroule justement dans le palais Corsini et que ce buste y était conservé au XVIIIe siècle.



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La beauté du cadre ajoute beaucoup à l’intérêt de la Biennale de Florence. Les stands sont disposés de tel sorte qu’ils laissent visibles les nombreux décors des plafonds. Et on ne se lasse pas d’admirer la grotte qu’a construite pour Filippo Corsini, entre 1695 et 1698, l’architecte Antonio Ferri assisté du sculpteur Carlo Marcellini et du peintre Alessandro Gherardini. Les sculptures sont en stuc, en pierre et en marbre et le décor est complété par des coquillages, des coraux et des concrétions calcaires savamment assemblés. Le mur du fond de la grotte vient de bénéficier d’une restauration qui a consisté à nettoyer les différents matériaux dont les sels qui les recouvraient, ainsi qu’à réparer certains éléments tout en conservant les restaurations passées afin de ne pas déséquilibrer la composition. Certaines découvertes ont été faites, dont la plus spectaculaire est celle d’un porc-épic en mortier, dont les épines sont en coquilles de turritelle. Celui-ci avait disparu sous d’anciennes restaurations et on ne connaissait pas son existence. Vous pourrez l’admirer à la fin de notre petite vidéo (réservée aux abonnés) qui, malheureusement, ne montre pas la fontaine en marche : son système hydraulique a pourtant été entièrement refait pour se rapprocher au maximum de l’effet d’origine, mais il ne fonctionnait pas pendant la Biennale.


Didier Rykner, lundi 25 septembre 2017





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