L’exposition Botticelli au Musée du Luxembourg moins ratée que celle consacrée à Raphaël


2. Sandro Botticelli
Annonciation (fresque transposée)
Florence, Musée des Office

30/09/03 - Exposition - Paris, Musée du Luxembourg - C’est une surprise, mais reconnaissons que l’exposition Botticelli, qui ouvre demain mercredi 1er octobre au Musée du Luxembourg est loin d’être la catastrophe que nous pouvions craindre au vu des précédentes manifestations. Enfin, une mise en scène qui ne se prend pas pour plus intelligente qu’elle ne l’est. Finis les éclairages envahissants transformant les peintures en poster. Peut-être les nombreuses critiques, dont celle de Roland Recht dans le Monde (édition du 29 avril 2003), ont-elles fini par arriver aux oreilles des responsables du musée. Peut-être aussi le départ de Marc Rastellini, que nous saluions récemment (voir brève du 18/09/03), a-t-il porté ses fruits.
Sans doute tout n’est-il pas encore parfait. On se demande ainsi ce que font, dans la deuxième salle, ces grosses banquettes sur lesquelles on ne peut pas s’asseoir et qui empêchent de s’approcher des tableaux. Mais l’ensemble est plaisant, et certaines des peintures présentées, comme la célèbre Calomnie d’Apelles (ill. 1) comptent parmi les chefs-d’œuvre de l’artiste. Espérons que le transport de tant de peintures sur panneau, et de deux fresques détachées (dont la très belle Annonciation du Musée des Offices - ill. 2) ne sera pas nuisible à leur conservation.

Botticelli, Musée du Luxembourg, jusqu’au 22 février 2004. Catalogue, éditions Skira, 39 €.


Didier Rykner, mardi 30 septembre 2003



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