L’excellente rénovation du Musée Thomas Henry, à Cherbourg Contenu abonnés


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1. Musée Thomas Henry, premier niveau
Peintures italiennes du XVIIe siècle
Photo : Didier Rykner
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Le Musée des Beaux-Arts Thomas Henry a rouvert au printemps dernier, après de gros travaux de réaménagement. Parvenir à mettre ainsi la collection en valeur dans un espace si ingrat et qui était aussi vétuste est un exploit qu’il convient de souligner.
Son origine remonte à 1831 quand le marchand et expert Thomas Henry commença à envoyer régulièrement à sa ville natale des œuvres d’art afin qu’elles fussent exposées au public et qu’elle pussent servir à l’éducation des artistes. À l’origine hébergé dans une aile de l’Hôtel de Ville spécialement construite à cet effet, le musée fut déménagé en 1983 dans une construction moderne, le Centre Culturel, sans aucun charme particulier et où il cohabite avec la bibliothèque. Les collections sont réparties sur deux étages, le niveau inférieur étant assez bas de plafond ce qui complique encore la présentation. Il y a quelques années, nous l’avions visité et étions ressorti effaré de l’état dans lequel il se trouvait : une partie était fermée, les œuvres n’étaient pas bien accrochées, certaines lumières ne fonctionnaient plus…


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2. Escalier reliant le premier et le second niveau
(architecte : Antoine Bosiroux)
Photo : Didier Rykner
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3. Filippino Lippi (1457-1504)
Mise au tombeau, 1480
Tempera sur panneau - 95,5 x 66 cm
Cherbourg, Musée Thomas Henry
Photo : Didier Rykner
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Ce temps est désormais révolu et c’est bien d’une renaissance dont il faut parler. Le parcours est remarquablement clair et bien élaboré, la couleur des cimaises met en valeur les peintures, qu’il s’agisse du gris (ill. 1) pour la peinture ancienne (même si un peu plus de variété aurait été appréciable), du vert pour une partie du XIXe, du mauve pour la sculpture, ou encore du rouge qui orne la grande salle au bout du parcours consacrée aux œuvres de Salon ; l’éclairage, un point important dans un musée, est également excellent malgré l’absence complète de lumière naturelle (Thomas Henry voulait que ses œuvres bénéficient d’un éclairage zénithal, ce qui est impossible dans ce bâtiment). Du point de vue architectural qui ne laissait pas beaucoup de place à l’invention, on notera cependant l’élégant escalier qui relie les deux niveaux (ill. 2).
Malgré les contraintes donc, la collection est largement déployée et bien présentée. Et quelle collection !

L’essentiel des peintures anciennes proviennent des donations successives de Thomas Henry. Comme l’explique la conservatrice Louise Le Gall dans un essai publié en 2012 dans le catalogue d’une exposition des collections de Cherbourg au Musée Eugène Boudin à Honfleur, il ne s’agissait pas réellement d’une collection mais d’œuvres appartenant au stock du marchand. Peu à peu, il acheta directement pour offrir à Cherbourg et chercha à constituer un ensemble représentatif de la peinture européenne du XVe au début du XIXe…

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