L’esprit créateur - De Pigalle à Canova - Terres cuites européennes de 1740 à 1840 Contenu abonnés


New York, Metropolitan Museum of Art. Exposition terminée le 28 avril 2004.
Paris, Musée du Louvre. Exposition terminée le 5 janvier 2004.
L’exposition est allée ensuite à Stockholm au Nationalmuseum sous une forme réduite, centrée autour de la figure de Sergel et de son influence, du 12 mai 2004 au 29 août 2004.

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1. Johan-Tobias Sergel (1740-1814)
Centaure enlaçant une bacchante
Paris, Musée du Louvre
Photo : D. R.
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De Pigalle à Canova : des trois titres, celui-ci est sans doute celui reflétant le mieux le contenu de l’exposition. Dans l’œuvre de Pigalle, on discerne parfois les prémices de ce retour à l’art antique que l’on appelle le néo-classicisme, qui trouvera en sculpture son apogée avec Canova et Thorvaldsen. Car c’est de cela qu’il s’agit ici, et l’exposition aurait pu s’appeler plus justement Terres cuites néo-classiques européennes. Mais de tous les « ismes » de l’histoire de l’art, le néo-classicisme est sans doute l’un des moins populaires. On aura craint, probablement, de rebuter le public, déjà peu enclin à se déplacer pour une exposition de sculpture.
Qu’importe, après tout, le titre. L’exposition est une réussite, tant pour le choix des œuvres que pour leur présentation. On pourra discuter tel ou tel parti pris, l’essentiel est bien là.

Le parcours est très didactique, parfois un peu scolaire, c’est à peu près le seul reproche que l’on pourra lui faire. Mais on en comprend la raison : la sculpture est si méconnue qu’il était nécessaire de favoriser la visite des moins avertis (voir aussi notre entretien avec Guilhelm Scherf, où il s’explique sur ce choix). Se succèdent ainsi des sections consacrées aux étapes de l’élaboration de la sculpture, puis à la typologie et à l’iconographie. Cette structure se retrouve dans le catalogue, dont on aurait souhaité qu’il propose quelques essais plus pointus. En revanche, les notices sont très complètes, et abordent toutes les problématiques, des conditions de la commande à l’iconographie, en passant par l’analyse stylistique et la place de la sculpture dans l’œuvre de l’artiste. Soulignons enfin que la plupart des œuvres sont reproduites en couleur, souvent sous deux côtés, et que les illustrations de comparaison sont nombreuses et pertinentes.


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2. Antonio Canova (1757-1822)
Esquisse pour…

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