
1. Jacques Blanchard (1600-1638)
L’Annonciation
Huile sur panneau - 151,5 x 120 cm
Vic-sur-Seille, Musée départemental Georges
de La Tour
Photo : Sotheby’s
16/7/09 – Acquisitions – Vic-sur-Seille, Musée départemental Georges de la Tour – Le musée de Vic-sur-Seille achète régulièrement des tableaux français du XVIIe siècle. Son acquisition la plus récente, une Annonciation inédite de Jacques Blanchard (ill. 1) était passée en vente le 19 juin 2007 chez Sotheby’s Paris où elle avait été adjugée, à l’estimation plancher (40 000 €), à une galerie étrangère. L’œuvre a été vendue à ce musée par l’intermédiaire de la galerie René Millet à Paris au prix de 100 000 €.
Cette composition est peinte sur bois, ce qui est rare pour l’artiste. Il semble que seul Le Christ et la femme adultère, petit tableau conservé au Louvre, ait également été réalisé sur un tel support. Deux grandes fissures horizontales parcourent la composition mais cette altération, qu’une restauration pourra supprimer ou atténuer à l’avenir, ne gêne pas vraiment son appréciation. Ce panneau est d’une remarquable qualité, peint avec un pinceau très léger, presque comme une esquisse malgré ses grandes dimensions. L’influence visible de l’école vénitienne incite à le dater des débuts des années 1630.
En 2006, le musée départemental avait acquis auprès de la galerie Bob Haboldt à Paris une nature morte (ill. 2) passée aux enchères chez Christie’s Paris le 5 juillet 2005 (pour 21 000 € hors frais) et alors attribuée avec prudence à Madeleine Boulogne (1648-1710).

2. Attribué à Meiffren Comte (vers 1630-1705)
Vanité aux partitions
Huile sur toile - 59 x 79 cm
Vic-sur-Seille, Musée départemental Georges de La Tour
Photo : Musée départemental Georges de La Tour
Nous n’avions pas, en son temps, parlé de cette acquisition, et cela vaut peut-être mieux puisque, depuis son entrée au musée, cette attribution a été reconsidérée. Selon Claudia Salvi, qui lui consacre un article à paraître dans la prochaine livraison de 50 sept, la revue culturelle du Conseil Général de Moselle, il s’agirait en réalité d’une œuvre du peintre marseillais Meiffren Comte, identification qui aurait été acceptée par Pierre Rosenberg.
Si le nom de Madeleine Boulogne - sœur de Louis et de Bon Boulogne - pouvait surprendre, avouons que celui de Meiffren Comte n’est pas moins étonnant. Cet artiste est davantage connu pour ses natures mortes exubérantes, contenant souvent de riches éléments d’argenterie, bien loin de l’esprit de celle-ci qui évoque davantage les Vanités austères de la première moitié du XVIIe siècle (notamment de l’école Lorraine) que celles peintes sous Louis XIV, même si le dynamisme de la composition invite sans doute à la dater après 1650.
