L’atelier de l’œuvre. Dessins italiens du Musée Fabre Contenu abonnés


Montpellier, Musée Fabre, du 16 février au 12 mai 2013.

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1. Andrea Lilli (vers 1565-après 1635)
La bienheureuse Marguerite de Cortone en extase
Plume, encre brune, lavis - 21,8 x 16,3 cm
Montpellier, Musée Fabre
Photo : Musée Fabre
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En un peu moins de dix ans, Éric Pagliano a publié plusieurs catalogues des dessins italiens appartenant à des musées français, et nous avons eu la chance de voir toutes les expositions qui en ont résulté. Après Orléans, Lyon et Grenoble, c’est au tour de Montpellier de bénéficier de son expertise. Le résultat est, une fois de plus, remarquable. L’historien de l’art ne se contente jamais, en effet, d’écrire des notices classiques mais décrit de manière toujours extrêmement claire la manière dont il aboutit à une attribution (ill. 1). Nous renvoyons le lecteur aux précédents articles consacrés à ses expositions où nous essayons d’expliquer sa méthode. Car cela est encore plus évident avec celle-ci : l’attribution n’est plus, sous sa plume, seulement une affaire de sensibilité. Jamais le terme catalogue raisonné n’a été davantage pertinent : il s’agit bien ici de raisonner l’attribution (qu’elle soit ou non de lui), de l’expliquer en la replaçant au cœur de l’acte de création, en justifiant les différentes idées qui peuvent venir au sujet d’une œuvre, en précisant pourquoi il retient telle hypothèse plutôt que telle autre, tout en restant ouvert aux différentes possibilités. Il n’hésite pas à reconnaître s’être parfois trompé, mais il se sert de ses erreurs pour parvenir à mieux comprendre la feuille et à approcher ensuite au plus près l’identité de son véritable auteur.

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2. Dispositif d’étude
Autour de dessins à usages multiples
dits polygénédtiques de Daniele da
Volterra et de Michel-Ange
Photo : Didier Rykner
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Dans ce catalogue, Eric Pagliano pousse encore plus loin cette méthode. Il rattache chaque dessin à une problématique : à quoi servait-il, quelle place tient-il dans l’élaboration de l’œuvre finale (à supposer qu’il y en ait une),…

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