L’Art à la cour de Bourgogne. Le mécénat de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur (1364- 1419) Contenu abonnés


Dijon, Musée des Beaux-Arts. Exposition terminée le 15 septembre 2004.
L’exposition a été ensuite présentée au Cleveland Museum of Art du 24 octobre 2004 au 9 janvier 2005.

Nous avons vu cette exposition un peu tôt (son installation n’était pas terminée) et lu son catalogue un peu tard : celui-ci n’est en effet paru qu’un mois après l’inauguration. Nous n’avons donc pu en parler auparavant. Cela valait, assurément, la peine d’attendre. Il s’agit sans doute d’un des meilleurs catalogues qu’il nous ait été donné de lire récemment, ne serait-ce que par sa cohérence, méritoire puisqu’il rassemble les contributions d’un grand nombre d’auteurs (pas moins de 53) venant de différents pays, et que le commissariat est partagé entre Cleveland et Dijon. Pour sa première exposition en tant que conservateur en chef du musée, Sophie Jugie a réussi là un coup de maître. La présentation, telle que nous avons pu la voir en cours de montage, est plaisante, même si l’absence de cartels rendait alors le parcours complexe pour un non spécialiste de cette période.


JPEG - 33.8 ko
1. Claus Sluter
Buste du Christ crucifié
du Calvaire de Champmol

Dijon, Musée Archéologique
Voir l'image dans sa page

Le néophyte sortira de cette lecture avec une vision limpide de l’art bourguignon autour de 1400. Les connaisseurs ne seront pas moins concernés, car les textes prennent en compte les travaux les plus récents et apportent de nombreuses nouveautés et des analyses inédites.
L’exposition et le catalogue s’articulent autour de la Chartreuse de Champmol, le plus grand chantier de l’époque, celui où s’illustrèrent les peintres Jean de Beaumetz, Jean Malouel et Henri Bellechose ou les sculpteurs Jean de Marville, Claus Sluter (ill. 1)1, son neveu Claus (ou Claux) de Werve (ill. 3) et Jean de la Huerta. Comme c’est généralement le cas pour la peinture française du Moyen-Age et de la Renaissance, les destructions ont été immenses en Bourgogne. L’exposition, d’où sont absents le Retable de saint Denis de Bellechose et la Grande Pietà ronde attribuée à Malouel (tous deux au Louvre), parvient néanmoins à réunir des ensembles dispersés, dont le Quadriptyque de la vie du Christ, anonyme mais…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : De l’Italie à Chambord. François Ier et la chevauchée des princes français

Article suivant dans Expositions : Guercino poesia e sentimento nella pittura de ’600