L’architecture religieuse et la sculpture baroque dans les Pays-Bas Méridionaux et la principauté de Liège 1600-1770 Contenu abonnés


Auteurs : Paul Philippot, Denis Coekelberghs, Pierre Loze, Dominique Vautier

jpg-couverture_architecture_baroque-jpgSi la peinture baroque flamande1, autour des trois figures majeures que sont Rubens, Van Dyck et Jordaens, est bien connue en France, il n’en va pas de même pour la sculpture et, surtout, pour l’architecture. Ce livre monumental, dans tous les sens du terme, vient donc combler un manque en révélant des artistes et des œuvres magistrales. Il donne envie de se précipiter en Belgique toutes affaires cessantes pour parcourir le pays comme on le fait en Italie. C’est peut-être le plus beau compliment qu’il puisse recevoir.

L’abondance et la qualité de l’iconographie sont remarquables. Le texte qui l’accompagne n’est pas moins riche, même s’il aurait parfois gagné, principalement pour ce qui a trait à l’architecture, à faire preuve de plus de simplicité. Rien de plus difficile que de décrire un monument et d’expliquer sa spécificité sans rebuter le lecteur non spécialiste. Il résulte parfois de cette complexité un manque de clarté. Un seul exemple : la description de l’église Notre-Dame d’Hanswijk, magistral édifice dû à Luca Faydherbe, ne permet pas de comprendre la différence entre ce qui était projeté et ce qui a finalement été construit. L’analyse très poussée des styles et des mouvements, des influences et des écoles, la multiplication de termes techniques et d’expressions peu courants dont le sens n’est pas toujours facile à saisir (paratactique, espace ambiant, châssis tectonique,..) demandent une attention très soutenue qui rend la lecture de cette partie difficile. Ce défaut est mineur, mais ne facilite pas la compréhension d’une histoire déjà compliquée et protéiforme.
Il ne s’agit pas ici de résumer, même brièvement, la richesse d’un tel livre. L’effort - car c’en est un - qu’il impose à son lecteur est finalement récompensé. Il permet de découvrir un monde qu’on soupçonnait à peine.
La marque de l’Italie est partout présente sur les architectes qui sont écartelés entre celle-ci et la prégnance du gothique. Wenceslas Cobergher reprend ainsi des formules…

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