Jean-Pierre Saint-Ours. Un peintre genevois dans l’Europe des Lumières Contenu abonnés


Genève, Musée d’Art et d’Histoire, du 25 septembre 2015 au 28 février 2016.

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1. Jean-Pierre Saint-Ours (1752-1809)
Abigaïl se prosternant devant le roi David, 1779
Huile sur papier marouflé sur toile
Collection privée
Photo : Didier Rykner

L’exposition Saint-Ours, que nous avons vue le 24 septembre 2015, devait se terminer le 31 décembre. Elle se prolonge en définitive jusqu’au 28 février car le musée se retrouvait sans programmation en attendant la votation du 28 février qui doit décider - ou non - de valider le projet de Jean Nouvel pour l’extension du musée, un projet qui, bien qu’amendé, demeure très discuté1.

Cette exposition a le grand intérêt de montrer un peintre néoclassique important. De nationalité suisse, il est aussi un peu français, s’étant formé (comme nombre d’artiste de cette époque) à l’Académie des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Joseph-Marie Vien. Il y côtoya François-André Vincent qui fut un ami et dont il se rapproche souvent.
Bien que lauréat au prix de Rome en 1780, il se vit refuser le séjour à l’Académie de France, sous prétexte de sa nationalité étrangère. Cela ne l’empêcha pas de faire le voyage et il resta douze ans dans la Ville éternelle, avant de revenir à Genève et de jouer un rôle actif dans la Révolution. Ses relations avec la France ne s’arrêtent pas là. Après l’annexion par la France, il gagna un des concours organisé par Bonaparte (Le Rétablissement du culte).

L’exposition montre de manière très complète la carrière du peintre, tableaux et dessins2, ce qui justifie un déplacement à Genève, parce que l’artiste le mérite et qu’on ne reverra sans doute pas avant longtemps un tel rassemblement d’œuvres. Si son prix de Rome est perdu, au début du parcours sont présentées plusieurs œuvres datant de sa scolarité parisienne, dont une belle esquisse encore dans le goût rococo (ill. 1). Dans son Second Grand Prix de 1778, conservé à Versailles, son style commence déjà à s’orienter vers un plus grand classicisme.
Sur le plan iconographique, Saint-Ours se distingua un peu de ses contemporains en…

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