J’aime les militaires ! Les uniformes en scène Contenu abonnés


Paris, Musée de l’Armée, Hôtel des Invalides, du 27 octobre 2007 au 2 mars 2008.

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1. France, XIXe siècle
Livrée pour une représentatio
des Noces de Figaro
Paris, collection CNS / Opéra de Paris
Photo : Patrick Lorette
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S’il est une chose avec laquelle les militaires ne plaisantent pas, c’est bien l’uniforme ! A cet égard, l’exposition présentée au musée de l’Armée, en partenariat avec le Centre national du costume de scène (Moulins), pourrait être perçue comme une provocation dans de tels lieux. Cependant, Clemenceau n’a-t-il pas dit, au plus fort du premier conflit mondial que « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires » ? Alors, pourquoi ne pas laisser la représentation des tenues de nos soldats à des gens de spectacles ? Par delà ce clin d’œil, le propos s’avère particulièrement pertinent. La chose militaire traverse l’histoire du théâtre pour la glorifier, la décrier ou la ridiculiser. Elle ne reflète souvent que sa perception dans la société. Au XIX e siècle, l’officier ou le soldat constituent le héros de nombreuses œuvres du répertoire. Avec sa moustache au vent et son uniforme chatoyant, le beau militaire personnalise la bravoure, le panache et la jeunesse. Parfois tourné en ridicule, devenu « soldat d’opérette », il conserve pourtant la faveur du public. Les conflits terrifiants de la première moitié du XXe siècle sonnent le glas de cette image. De flamboyante par la couleur et l’esprit, elle s’assombrit, symbolisant désormais l’oppression et les barbaries modernes. Le parcours de l’exposition, menant le visiteur des costumes éblouissants à l’austérité du treillis, nous offre une promenade dans l’histoire des militaires sur scène depuis le XIX e siècle jusqu’à l’époque récente.

En pénétrant dans la galerie orientale de la cour d’honneur des Invalides, une odeur âpre et entêtante nous saisit. Cette imprégnation olfactive provient du produit ignifugé qui recouvre les filets de camouflage. Le scénographe Michel Albertini les a utilisés massivement. Familier des contraintes…

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