Interview de Vincent Pomarède, conservateur en chef du département des Peintures du Musée du Louvre Contenu abonnés


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Presque huit mois après sa nomination, Vincent Pomarède a accepté fort aimablement de répondre à nos questions sur sa politique pour le département des peintures.

Quel est votre parcours au Louvre ?

Je pense connaître très bien le Louvre, pas seulement parce que j’y ai déjà été conservateur. Je suis rentré en 1980 dans les comptoirs de vente. J’ai travaillé pendant cinq ans à la librairie du Louvre et à la boutique des moulages quand elles étaient encore dans la salle du Manège. Je connaissais donc l’« ancien » Louvre, qui avait du charme, et je le connaissais sur le terrain, dans sa dimension de relation avec le public. Je suis parti ensuite pendant presque cinq ans au Service de restauration des œuvres et je travaillais sur les restaurations des musées en région. J’ai vu le lancement du chantier Grand Louvre. J’étais conservateur stagiaire avec Michel Laclotte au moment de l’inauguration de la pyramide. Quand je suis revenu après 1991, j’ai travaillé sur la peinture française avec Sylvain Laveissière et Marie-Catherine Sahut ; puis j’ai coordonné les restaurations au sein du département des Peintures.
Vous avez pris ensuite la tête du musée de Lyon…
Le fait de partir ensuite trois ans pour Lyon avant de revenir a été très enrichissant. Quand je suis revenu au Louvre – cela a été un peu une surprise, car je ne l’avais pas envisagé -, j’ai trouvé beaucoup de choses que je connaissais, mais le musée avait beaucoup changé pendant cette période : avec le Contrat d’objectif et de moyen, une gestion administrative différente, des projets nouveaux, un renouvellement des personnes… En revanche, les grands enjeux n’ont pas fondamentalement changé. On est toujours confronté à la gestion de ce « monstre » qu’est le Louvre : beaucoup d’œuvres, beaucoup de personnels, beaucoup de visiteurs…
Confronté à un musée encyclopédique, doit-on aller très loin dans le détail, doit-on seulement se contenter de synthèses ? Il y a le poids de la tradition, de l’histoire du musée, et le besoin de s’adapter, de penser le musée comme un musée moderne.
Je crois qu’on est dans une période de transition, avec des chantiers à terminer mais un cadre précis. Depuis 20 ans, tout ce qui a été fait au Louvre, au grand projet du Louvre, était lié à l’architecture et à la muséographie, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui, d’autres chantiers nous attendent.

Quels sont les chantiers actuels ?

On a trois grands chantiers pour le département des peintures.
Le premier est de placer davantage encore le département au cœur de la recherche en histoire de l’art. On l’a été longtemps, on l’est toujours, mais les gens ne le savent pas. Il y a un savoir-faire, une expérience presque unique, mais à l’extérieur on ne le sait pas assez.
Pour les publications par exemple, peut-être ne collabore-t-on pas suffisamment avec les grandes revues internationales. Il va falloir préciser notre programme de recherche et faire rayonner le plus possible le département, en partenariat avec…

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