Interview de Pierre Rosenberg à propos de l’exposition sur le Symbolisme du Musée Paul Dini Contenu abonnés


Au début de la journée d’étude Louis Crétey au Musée des Beaux-Arts de Lyon (article à venir), Pierre Rosenberg a fait un éloge appuyé d’une exposition qu’il venait de visiter à Villefranche-sur-Saône, au Musée Paul Dini. N’ayant pu la voir nous-même, nous lui avons proposé de nous en parler.

La peinture de la fin du XIXe siècle n’est pas a priori votre champ d’étude, mais j’ai été frappé par vos compliments dithyrambiques sur cette exposition.

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1. Auguste Morisot (1857-1951)
Ténèbres, 1911
Huile sur toile - 105 x 75 cm
Villefranche-sur-Saône, Musée Paul Dini
Photo : Didier Michalet
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J’étais dithyrambique, c’est vrai, parce que je trouve que c’est une exposition courageuse, faite dans une petite ville et dans un petit musée, et qui permet de découvrir un nombre d’artistes et d’œuvres de la seconde moitié du XIXe siècle qu’on voit très rarement. Elles donnent de cette époque une vision assez nouvelle. On connaît Séon, bien sûr et encore ! Je ne suis pas sûr que tout le monde en ait entendu parler. Il s’en sort particulièrement bien mais j’ai été aussi très impressionné par des artistes beaucoup moins célèbres. Localement, des gens comme Pierre Combet-Descombes sont connus, mais pas à Paris. Dans l’exposition, il y a un triptyque (Lumière, Ombre et Ténèbres) d’un certain Auguste Morisot (ill. 1), qui est un vrai chef-d’œuvre.
Ce qui m’a le plus étonné également, c’est la qualité des gravures. Il y a là deux graveurs, Marcel Roux (ill. 2) et Claude Dalbanne (ill. 3), tout à fait extraordinaires. C’est donc une exposition courageuse, novatrice, qui apporte vraiment quelque chose à notre connaissance de cette époque et qui pourrait passer inaperçue pour ceux qui, avec d’autres ambitions, voudraient traiter ce sujet dans de grandes manifestations parisiennes ou londoniennes. L’effort de la conservatrice, Sophie Carlier, mérite des encouragements mais aussi d’être reconnu nationalement et internationalement.

Le propos commence tôt par rapport au Symbolisme proprement dit, avec des artistes comme Janmot ou Frénet...

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2. Claude Dalbanne (1877-1964)
Ultima comoedia est mors
Eau forte, 2e état - 24 x 16 cm
Collection particulière
Photo : Didier Michalet
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Il fallait attirer l’attention sur l’exposition, d’où…

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