Internet et histoire de l’art Contenu abonnés


Malgré sa facilité d’utilisation, sa puissance de stockage et sa capacité de diffuser quasiment instantanément des informations à l’autre bout de la planète pour un coût ridicule, Internet n’est encore utilisé qu’à la marge par les historiens d’art.
A cela, on peut trouver plusieurs raisons.
D’abord, le manque de contrôle sur ce qui est mis en ligne : avec des moyens très faibles, n’importe qui peut créer un site et parler de ce qu’il veut, ce qui n’est pas forcément un gage de qualité.
Ensuite, la complexité des requêtes, surtout pour les néophytes : si l’on ne connaît pas déjà le site sur lequel on trouvera ce que l’on cherche, il est difficile de le localiser, malgré les nombreux moteurs de recherches et portails existant, qui sont rarement compétents pour sélectionner les adresses sérieuses dans un domaine aussi spécifique que l’histoire de l’art.
Enfin, et surtout, l’absence de mémoire d’Internet : un site, même institutionnel, peut disparaître du jour au lendemain. Le dépôt légal est balbutiant et la Bibliothèque Nationale peine à mettre au point une méthode permettant de sélectionner les sites qu’elle se doit de conserver. A cela se rajoute la difficulté liée à l’évolution incessante du contenu. Sur Internet, rien n’est figé, tout peut être modifié en permanence. Dès lors se pose la question de la périodicité du dépôt. Il faudra en outre que celui-ci permette, via la Bibliothèque Nationale, un accès permanent aux sites disparus.
Tous ces inconvénients sont réels. Aucun ne peut cependant remettre en cause l’utilité évidente du réseau pour les historiens d’art.

Actuellement, que trouve-t-on sur Internet dans notre discipline ?

On y dénichera assez peu d’articles de fonds. Ceci peut s’expliquer par la préférence donnée par les auteurs au support papier. Pourtant mieux vaut une diffusion sur Internet que pas de diffusion du tout, comme c’est hélas le cas de trop de travaux restés inédits.
Internet peut, également, donner une…

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