23/3/10 – Paris, Marché de l’art – Si les ventes de dessin sont moins nombreuses cette semaine à Paris qu’elles ne l’étaient les années précédentes à la même période, plusieurs dessins français du XIXe siècle très importants subiront tout de même le feu des enchères demain mercredi 24 février.

1. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)
Portrait de Charles Marcotte, dit Marcotte d’Argenteuil, 1828
Mine de plomb - 31 x 24 cm
Vente Thierry de Maigret, 24/3/10
Photo : SVV Thierry de Maigret

2. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)
Portrait de Madame Charles Marcotte d’Argenteuil, 1851
Mine de plomb - 32 x 24 cm
Vente Thierry de Maigret, 24/3/10
Photo : SVV Thierry de Maigret
Chez Thierry de Maigret, seront ainsi cédés plusieurs portraits d’Ingres provenant directement des héritiers de Charles Marcotte d’Argenteuil, le grand ami de l’artiste qu’il rencontra à Rome en 1810 et avec lequel il entretint une longue correspondance1. Ils représentent Charles Marcotte lui-même, en 1818 (ill. 1), son épouse Louise (ill. 2), née Becquet de Layens, dessinée en 1851, leur fille Marie, à l’âge de deux ans en 1830 et, enfin, la mère de Charles Marcotte, portrait qui porte la date de 1825.
Ces œuvres, encadrées de manière identique et conservées ensemble depuis le XIXe siècle vont être séparées lors de la vente, ce qui est fort dommage compte-tenu de leur intérêt patrimonial. En 2006, le Louvre avait acquis pour la somme considérable d’un million d’euros un autre portrait dessiné de Charles Marcotte, daté de 1811 et de même provenance, qui avait été classé trésor national2.

3. Théodore Géricault (1791-1824)
Neuf études de cavaliers et trois croquis, vers 1814
Crayon noir - 21,3 x 28,6 cm
Vente Artcurial, 24/3/10
Photo : Artcurial

4. Théodore Géricault (1791-1824)
Quatre études de cavalier, deux études
pour le cuirassier blessé et trois croquis, vers 1814
Crayon noir - 21,2 x 28,7 cm
Vente Artcurial, 24/3/10
Photo : Artcurial
Les Marcotte possédaient également des dessins de Géricault dont deux sont vendus lors de la même vacation (La course de chevaux libres à Rome et Les Funérailles d’Hector). On peut cependant leur préférer les trois feuilles double-face passant en vente chez Artcurial mercredi soir, figurant, avec une extrême liberté, des études de cavaliers et de soldats (ill. 3 et 4) en rapport avec plusieurs tableaux, notamment des croquis préparatoires pour le Cuirassier blessé du Louvre (1814). On signalera également dans la même vente, toujours de Géricault, une très petite mais ravissante Léda et le Cygne.
