Hippolyte et Paul Flandrin. Paysages et portraits Contenu abonnés


Auteurs : Cyrille Sciama, Georges Vigne et Roger Diederen

jpg-couverture_flandrin-jpg« Encore une exposition Flandrin ? » interroge le commissaire de l’exposition dans son texte d’introduction, comme pour s’en justifier. On ne se plaindra pas que les frères Flandrin (moins Auguste, l’aîné, non traité ici) fassent l’objet, vingt ans après, d’une nouvelle rétrospective, fût-elle partielle et éliminant ce qui fait tout de même l’essentiel de l’œuvre d’Hippolyte, la peinture religieuse. Mais on peut cependant regretter que cette publication ne tienne pas toutes ses promesses liminaires. On ne trouvera pas ici un « nouveau regard sur les Flandrin » comme on nous l’annonce et on ne sortira pas de cette lecture avec une idée différente de celle que l’exposition de 1984 nous avait laissée. Ce qui ne signifie pas qu’elle n’a aucun intérêt. Si l’on aurait pu souhaiter davantage d’œuvres inédites, on aura plaisir à voir reproduites ici en couleur (sauf le Portrait de Madame Vitet) ce qui pour l’essentiel était en noir et blanc. On appréciera aussi les essais. Celui de Georges Vigne, qui apporte un éclairage précieux sur la relation très forte entre les frère Flandrin et leur maître, la distinguant avec justesse de celle, d’une nature différente, qui existait entre Ingres et les Balze, et celui de Roger Diederen sur les liens très fort, presque gémellaires entre Hippolyte et de Paul.

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1. Paul Flandrin (1811-1902)
Jardin fleuri, vers 1856
Huile sur papier maorouflé sur toile - Diamètre : 23,2 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Nantes, Musée des Beaux-Arts
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Parmi les œuvres inédites, on retiendra :
- les deux premiers numéros, le Portrait d’Aubertine Salles et celui de son mari Louis Martial Salles, vendus chez Piasa en 2004 et aujourd’hui conservés dans une collection particulière. Ces deux tableaux sont en effet de rares exemples d’Hippolyte Flandrin avant qu’il ne rentre dans l’atelier d’Ingres. S’il n’avaient pas été signés, il aurait été difficiles de les attribuer, tant l’artiste se montre ici différent de ce qu’il deviendra…

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