Heures italiennes. Trésors de la peinture italienne en Picardie Contenu abonnés


Valentin de Boulogne, les frères Le Nain, la peinture religieuse du XVIIIe siècle dans les églises parisiennes en attendant Nicolas Régnier à Nantes et les tableaux de l’abbé Desjardins à Rennes : la peinture ancienne est à l’honneur en cette année 2017, et les quatre expositions que proposent les musées de Picardie, dédiées aux peintures italiennes conservées dans les églises de la région, viennent renforcer ce constat.
Quatre expositions donc, réparties par périodes, mais un seul catalogue qui fait le lien entre elles, chaque œuvre exposée bénéficiant d’une notice et un répertoire en index venant lister celles non retenues pour cet événement. On pourra compléter sa lecture par la consultation de la base RETIF de l’INHA, qui recense de manière aussi exhaustive que possible les tableaux italiens des collections publiques françaises. C’est en partant de ce travail que les commissaires, Nathalie Volle et Christophe Brouard, aidés de nombreux autres historiens de l’art, ont pu mener à bien cette entreprise. Le nombre d’œuvres concernées est colossal : la Picardie recèle beaucoup de musées conservant des peintures italiennes, des plus étudiées comme le Musée Condé à Chantilly, au plus méconnues comme celui de La Fère ou l’abbaye de Chaalis. Les découvertes sont en effet nombreuses, pas seulement dans les églises, mais aussi dans les musées, et particulièrement dans les deux derniers cités. Si le Musée Jacquemart-André à Paris est bien connu, rares sont ceux qui se doutaient du nombre et de la qualité des collections de Chaalis réunies par Nélie Jacquemart après la mort de son mari et dont une bonne part a été légué à Chaalis. De même, le Musée Jeanne d’Aboville de La Fère, très petite ville qui peine à s’en occuper comme il le faudrait faute de moyens, recèle des trésors qui étaient il y a peu encore insoupçonnés.
Ces quatre expositions, ou plutôt cette exposition en quatre parties, sont donc exemplaires et passionnantes. Chaque étape mérite une visite. Nous commencerons celle-ci dans l’ordre chronologique, avec le Musée de Picardie d’Amiens qui accueille les œuvres des Primitifs jusqu’au XVe siècle.

Trecento-Quattrocento (Amiens, Musée de Picardie, du 10 mars au 2 juillet 2017)

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1. Jacopo di Cione (documenté dès 1356-1398/1400)
Lippo Memmi (documenté dès 1317-vers 1348) et atelier
Maestro del Trittico di San Bartolomeo
(actif entre XIVe et XVe s.)
Polyptyque
Panneaux
Ermenonville, église Saint-Martin
Photo : Didier Rykner
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Une mention, tout d’abord, pour la muséographie. Pour la première fois depuis très longtemps, l’ancienne chapelle qui était transformée en bar sert à nouveau à présenter des œuvres. Malgré son étroitesse, des cloisons ont pu être installées qui permettent un parcours clair de l’exposition, sur des cimaises d’un bleu bien adapté aux œuvres. Comme pour les autres étapes, l’état des collections ne permet pas de raconter une histoire de la peinture italienne de manière exhaustive, le hasard des…

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