Haussmann, Georges-Eugène, préfet-baron de la Seine Contenu abonnés


jpg-couverture_haussmann-jpg La recension d’un livre consacré à un préfet, sur un site dédié à l’histoire de l’art, n’est pas courante. Seul Haussmann pouvait la justifier. Difficile en effet d’ignorer son action lorsque l’on s’intéresse au patrimoine historique parisien, tant il a contribué à modeler la capitale telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Nicolas Chaudun reprend ici, dans une version légèrement complétée et remaniée, un ouvrage qu’il avait publié en 2002. Le titre initial, assez peu heureux (Haussmann au crible) a été modifié pour un intitulé plus classique, qui a le mérite de la clarté. Il s’agit ici d’une biographie solide, remarquablement écrite et documentée, du préfet de la Seine. L’auteur avait été le premier à prendre en compte les travaux de Pierre Casselle parus dans la revue Bibliothèque de l’Ecole des Chartes sur la commission Siméon. Il ne s’agissait pas de diminuer la responsabilité d’Haussmann dans le percement de nouvelles voies urbaines, mais de la replacer dans son contexte historique en rappelant que la réflexion, déjà entamée sous Louis-Philippe avec Rambuteau, avait été poursuivie au tout début du Second Empire par le comte Siméon. Un plan (le seul retrouvé issu de la commission qu’il présidait) témoigne que les principes mis en œuvre par Haussmann avaient déjà été imaginés avant sa nomination parisienne.

Cette réédition est publiée à l’occasion du bicentenaire de sa naissance. Le personnage est encore controversé. Sans doute est-ce la raison pour laquelle aucune célébration officielle n’est prévue. Il faut pourtant se garder de juger Haussmann hors contexte, avec notre vision du XXIe siècle. Bien évidemment, on ne peut oublier l’éventrement des vieux quartiers parisiens, au premier rang duquel l’île de la Cité. La destruction de certains monuments de premier plan, tels que l’ancien Hôtel-Dieu, avec le décor en trompe-l’œil de sa chapelle décorée par Jean-Baptiste-Marie Pierre, est un crime qu’il est difficile d’oublier.
Mais on ne peut négliger aussi…

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