Françoise Nyssen, ministre de la Culture


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Françoise Nyssen, nouvelle ministre de la Culture
Photo : Actualitté (CC BY-SA 2.0)
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17/5/17 - Nomination - France, ministère de la Culture - Son nom ne faisait pas partie de ceux qui circulaient pour le poste de ministre de la Culture du premier gouvernement Macron. Cela explique sans doute la minceur des articles qui sont consacrés à Françoise Nyssen par nos confrères. Nous avouons nous même ne découvrir à l’instant sa carrière que grâce aux courtes biographies publiées sur les différents sites d’information et ce que nous avons pu glaner à droite ou à gauche sur le web.

Nous retiendrons cependant deux choses : les éditions Actes Sud, fondées par son père et qu’elle co-dirige, sont l’une des meilleures maisons d’éditions françaises dans tous les domaines, et notamment celui de l’art et du patrimoine. Pour ne prendre que quelques exemples (il y en a évidemment beaucoup d’autres), elle publie, chaque année, les actes des colloques des Conservateurs des Antiquités et Objets d’Art, elle a édité en 2015 un livre sur le Couronnement de la Vierge de Simon de Châlons et en 2016 un ouvrage sur le patrimoine mobilier religieux en Vaucluse (voir ici), des livres qui ne cèdent donc pas à la facilité.
Nous renvoyons pour les détails de sa biographie aux autres médias et nous retiendrons une information donnée par le site Sceneweb.fr : elle aurait, alors qu’elle habitait et travaillait à Bruxelles, « fondé des comités de quartier pour protéger le centre des promoteurs ». Si ce point est avéré (il n’y a pas de raisons de penser le contraire) cela nous la rend d’emblée éminemment sympathique.

Sera-t-elle du gouvernement suivant, après les élections législatives ? Là est la vraie question. Venant de la société civile et n’ayant jamais fait de politique, on peut penser que son poste devrait être reconduit si le parti d’Emmanuel Macron devait obtenir une majorité absolue, ou même relative, à l’Assemblée Nationale.
On espère en tout cas qu’elle aura à cœur de modérer le programme immobilier du Président de la République qui s’avère particulièrement inquiétant et que celui-ci a récemment détaillé dans une interview pour Business Immo.

Les a priori positifs sont donc nombreux. Il reste que le ministère de la Culture n’est pas un poste facile, et que l’inexpérience dans la gestion de l’administration peut parfois brider les meilleures volontés (on l’a vu, dernièrement, avec Frédéric Mitterrand, incontestablement un homme de culture mais dont l’action n’a pas été particulièrement remarquable). On pourra rapidement juger de ses premières décisions. Nous renvoyons sur ce point à l’article que nous avons publié il y a quelques jours à propos de trois mesures faciles pour le patrimoine. A celles-ci nous en rajouterions volontiers une quatrième, qui s’inscrit d’ailleurs dans une volonté affirmée par Emmanuel Macron pendant la campagne : sauver le château de Villers-Côtterets. Cela devrait impliquer d’abord de renoncer au bail emphytéotique envisagé par France Domaine, et pourrait consister à affecter cet édifice royal au Centre des Monuments Nationaux qui nous paraît tout désigné pour sa gestion et son exploitation. Philippe Bélaval, son président, a récemment affirmé sur Twitter qu’il y était tout à fait favorable.


Didier Rykner, mercredi 17 mai 2017





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