François-Xavier Fabre. Peintre et collectionneur Contenu abonnés


Montpellier, Musée Fabre, du 14 novembre 2007 au 24 février 2008.
Turin, Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea, du 11 mars au 1er juin 2008.

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1. Vue de la salle des paysages
de l’exposition Fabre
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Certains historiens du néoclassicisme utilisent l’expression : « les trois G » pour désigner les principaux élèves de David : Girodet, Gros et Gérard auxquels ils adjoignent parfois un quatrième, Guérin, pourtant issu de l’atelier de Regnault. A ces artistes qui attendent tous, sauf Girodet, leur rétrospective, il faudra maintenant ajouter un F. Car l’exposition que lui consacre en juste hommage le musée qui porte son nom et qu’il a créé révèle en François-Xavier Fabre un peintre d’une toute autre stature que celle qu’on lui accordait jusqu’à aujourd’hui. Même Michel Hilaire, directeur du Musée et co-commissaire de l’exposition, avoue qu’il a été surpris de constater, une fois les œuvres réunies, combien celui-ci en sortait grandi.

Montpellier, il faut le dire, a bien fait les choses. Pas moins de 104 tableaux et 130 dessins, en provenance de musées du monde entier et de collections particulières, retracent l’intégralité de la carrière du peintre dont peu d’œuvres importantes manquent à l’appel. Le lieu d’exposition du Musée Fabre (ill. 1) se révèle parfaitement adapté à l’art ancien. Suffisamment modulable pour permettre de créer des espaces correspondant aux sections, il autorise la création de véritables salles, évitant ainsi l’aspect monotone de trop longues cimaises qu’on trouve parfois dans certains musées modernes. Compte tenu du nombre d’œuvres, tableaux et dessins font l’objet de deux présentations séparées, ces derniers sont exposés à l’emplacement prévu pour les peintures de Fabre dans l’accrochage permanent.


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2. François-Xavier Fabre (1766-1837)
Nabuchodonosor fait tuer les enfants de Sédécias
sous les yeux de leur père
, 1787
Huile sur toile - 125 x 158 cm
Paris, Ecole nationale supérieure des beaux-arts
Photo : Ensba
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3. François-Xavier Fabre (1766-1837)
Nabuchodonosor fait tuer les enfants de Sédécias
sous les yeux de leur père
(détail)
Huile sur toile - 125 x 158 cm
Paris, Ecole nationale supérieure des beaux-arts
Photo : D. Rykner
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4. François-Xavier Fabre (1766-1837)
Nabuchodonosor fait tuer les enfants de Sédécias
sous les yeux de leur père
(détail)
Huile sur toile - 125 x 158 cm
Paris, Ecole nationale supérieure des beaux-arts
Photo : D. Rykner
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Si presque aucun tableau de l’exposition ne laisse indifférent, chacun de ses chapitres est scandé par un ou plusieurs chefs-d’œuvre. Et ce n’est pas tant le haut niveau général que cette profusion de toiles majeures qui étonne. Girodet ou Gros, Guérin même sont chacun connus pour des morceaux de bravoure, du Déluge au Retour de Marcus Curtius, qui ont marqué l’histoire de la peinture au tournant du XIXe siècle. Fabre n’eut pas cette chance et l’on comprend sans doute pourquoi. Comme le dit Michel Hilaire, tout l’artiste est dans les détails, et il faut prendre son temps pour les apprécier. Cela saute aux yeux dès la…

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