Figures de fantaisie du XVIe au XVIIIe siècle Contenu abonnés


Toulouse, Musée des Augustins, du 21 novembre 2015 au 6 mars 2016.

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1. Jan Miense Molenaer (1610-1668)
Jeune garçon griffé par un chat
Huile sur panneau - 40 x 31 cm
Épinal, Musée départemental d’art ancien et
contemporain
Photo : B. Prud’homme

Notre retard à parler de l’exposition du Musée des Augustins qui va fermer dans quelques jours, pour regrettable qu’il soit, l’est sans doute moins que pour d’autres. Car si l’accrochage en lui même est recommandable, permettant de découvrir certaines œuvres peu connues de musées français (ill. 1) ou de collections étrangères (ill. 2 et 3), l’ensemble vaut d’abord et avant tout par son propos, et restera grâce à son catalogue.

Le sujet, en effet, est original. Car si l’expression « figure de fantaisie » n’est pas nouvelle (on trouve, par exemple, les mots « tête de fantaisie » sous la plume de Diderot), elle renvoie souvent et avant tout pour les historiens de l’art contemporains à la série de tableaux de Fragonard. D’autres œuvres sont également qualifiées ainsi, mais sans que les liens entre celles-ci, qui peuvent appartenir à des siècles différents et à des écoles diverses, aient été réellement étudiés.
L’objet de cette réunion de tableaux représentant des figures humaines est bien celui-ci : montrer qu’au delà des catégories bien connues et qui trouvèrent une formalisation dès le XVIIe siècle (scène de genre, portrait, peinture d’histoire - elle même déclinée en allégories, mythologie, religion...) existait un autre type de figures humaines. Ces tableaux peuvent relever à la fois du genre, du portrait ou même de l’histoire sans appartenir réellement à aucun d’eux. La « figure de fantaisie » donc. Sa définition se devine dans le premier essai du catalogue (par Melissa Percival) : le sujet est présenté au spectateur en gros plan, en buste ou en demi-figure, les détails contextuels tels que le décor ou les éléments narratifs sont relégués au second plan par rapport au personnage, le sujet réel est indéfinissable et ne peut se déduire que du sentiment qui transparaît de…

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