Ferveurs baroques. Hommage à Othon Kaufmann et François Schlageter Contenu abonnés


Strasbourg, Musée des Beaux-Arts, du 21 mai au 29 août 2016.

JPEG - 346.7 ko
1. Sebastiano Ricci (1659-1734)
L’Apothéose de saint Sébastien
Huile sur toile - 66 x 88 cm
Strasbourg, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner

Othon Kaufman et François Schlageter furent, avec des moyens relativement modestes, de grands collectionneurs. Après la Seconde guerre mondiale qu’ils firent dans l’armée américaine (alors qu’ils avaient à l’origine la nationalité allemande), ils commencèrent à acheter de la peinture ancienne, aidés par Hermann Voss, le brillant historien d’art qui avait inventé Georges de La Tour. Alors qu’ils destinaient initialement l’ensemble qu’ils avaient réuni aux musées de Strasbourg, les mauvaises relations qu’ils eurent alors avec un conservateur qui succéda à l’excellent Hans Haug les incitèrent à annuler leur testament en faveur du Musée des Beaux-Arts. Fort heureusement, en 1969, année de la disparition de Voss, ils rencontrèrent Pierre Rosenberg qui devint à son tour leur ami et leur conseiller et qui fut à l’origine de la donation sous réserve d’usufruit qu’ils consentirent au profit du Louvre.

JPEG - 238.2 ko
2. Francesco Cairo (1607-1665)
Femme au turban
Huile sur toile - 70,5 x 71 cm
Strasbourg, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner

Nous avons un souvenir particulièrement ému - c’était la période où nous commencions à nous intéresser à l’histoire de l’art - de la découverte de cet ensemble merveilleux, lors de l’exposition organisée à l’occasion de la donation. Presque chaque tableau de la collection Kaufmann et Schlageter est un petit chef-d’œuvre et tous sont dans un état parfait. Le Vouet, le Le Sueur, le Boucher... On ne saurait sous-estimer l’apport de cette collection pour le Musée du Louvre, les donateurs ayant parfois donné la préférence à des œuvres qui en complétaient les collections.
Après cette donation, comme l’explique Dominique Jacquot dans un essai du catalogue1, les collectionneurs - qui avaient toujours sur leurs murs les œuvres données sous réserve d’usufruit - continuèrent à acheter mais en changeant…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Jean Lurçat. Au seul bruit du soleil

Article suivant dans Expositions : De David à Courbet. Chefs-d’œuvres du Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon