Fabuleux Fabergé Contenu abonnés


Montréal, Musée des Beaux-Arts, du 14 juin au 5 octobre 2014

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1. Carl Fabergé (1846-1920),
Henrik Wigström (maître d’atelier),
Œuf de Pâques impérial dit Le tsarévitch, 1912
Lapis-lazuli, or, diamants, platine, lapis-lazuli,
diamants, cristal de roche, aquarelle, ivoire - 12,3 x 9 cm
Richmond, Virginia Museum of Fine Arts
Photo : bbsg

De l’œuf ou de la poule, lequel est apparu le premier ? Paradoxe hautement philosophique qu’a finalement résolu Carl Fabergé en cachant une poule dans une coquille, premier « œuf impérial » d’une longue série qui fera la célébrité du joaillier, les plus fameux ayant été réalisés pour les tsars Alexandre III et Nicolas II de Russie qui les destinaient à leurs épouses, Maria Fedorovna et Alexandra Fedorovna à l’occasion de Pâques.
Sur les cinquante œufs qu’il créa tout au long de sa carrière, quarante-trois sont parvenus jusqu’à nous, dont l’un a récemment été retrouvé chez un brocanteur américain. Cinq sont conservés au Virginia Museum of Art, en plus d’autres objets précieux qui constituent la collection Fabergé la plus importante d’Amérique du Nord. Elle est présentée à travers le monde le temps d’une campagne de travaux et est actuellement accueillie par le Musée des Beaux-Arts de Montréal.
Il ne s’agit pas d’une rétrospective mais bien de la présentation d’une collection - avec ses préférences et ses faux pas - constituée en grande partie par Lillian Thomas Pratt. Celle-ci, malgré des moyens - relativement - modestes, a réuni, outre les cinq œufs impériaux (ill. 1 à 3) - dont quatre sont visibles à Montréal (le cinquième étant trop fragile pour voyager) - une multitude d’œufs miniatures, des cadres de photos, des poignées d’ombrelles, des pommeaux de cannes. Elle n’est pas la seule Américaine1 à s’être passionnée, dans les années 1940, pour les objets russes autant que pour le destin tragique des Romanov.


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2. Carl Fabergé (1846-1920)
Johannnes Zehngraf
Mikhaïl Perkhin
Œuf de Pâques impérial dit Au Pélican, 1897
Or, diamants, émaux, perles, ivoire,
aquarelle, verre - 10,1 x 5,3 cm
Virginia Museum of Fine Arts
Photo : bbsg
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3. Carl Fabergé (1846-1920), 1903.
Œuf de Pâques impérial dit Pierre le Grand
Or, platine, vermeil, diamants, rubis, émaux, aquarelle, ivoire,
cristal de roche, bronze doré, saphir - 12 x 7,9 cm
Virginia Museum of Fine Arts
Photo : bbsg

Les marchands exploitèrent d’ailleurs cette fibre romanesque, jurant leurs grands dieux que les objets qu’ils proposaient avaient appartenu à un membre de la famille impériale - et si ce n’était pas lui c’était donc son frère. Certains glissaient dans les cadres, des photographies de l’un ou l’autre des Romanov tirées de cartes postales ou de coupures de journaux. Outre leur provenance, l’authenticité de certaines œuvres a aussi été mise en cause. Contrefaçons ou mauvaises attributions, c’est l’intérêt majeur de cette exposition et de l’ouvrage qui l’accompagne : présenter en toute transparence, ce que Géza von Habsburg, spécialiste du joaillier, appelle des « Fauxbergés » (ill. 4 et 5).
Cadres,…

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