Exposition de la collection Alicia Koplowitz au Musée Jacquemart-André Contenu abonnés


8/3/17 - Exposition - Paris, Musée Jacquemart-André - Le musée parisien est le premier à exposer la collection, peu connue, réunie par la femme d’affaire Alicia Koplowitz, à la tête du groupe espagnol Omega (un fonds de placement) en une trentaine d’années. L’intitulé « De Zurbarán à Rothko » définit un champ tellement large qu’au premier abord, on doute de sa cohérence et qu’on craint que les pièces ne soient pas à la hauteur d’une telle ambition. Mais l’œil, la sûreté des choix de la mécène et des moyens financiers exceptionnels1 ont permis de rassembler un fonds d’œuvres de premier plan, s’orientant dans plusieurs directions (sculptures antiques, peinture espagnole, peinture parisienne vers 1900, sculptures et peintures du XXe siècle…), démontrant, une fois de plus, la vitalité du collectionnisme en Espagne (voir la brève précédente)


JPEG - 1.1 Mo
1. Juan Pantoja de la Cruz (1553-1608)
Portrait de Doña Ana de Velasco et Girón
Huile sur toile - 103 x 82 cm
Collection Alicia Koplowitz
Photo : Collection Alicia Koplowitz -
Grupo Omega Capital Ω
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2. Pablo Picasso (1881-1973)
Demi nu à la cruche, 1906
Huile sur toile - 99,8 x 81 cm
Collection Alicia Koplowitz
Photo : Collection Alicia Koplowitz -
Grupo Omega Capital Ω
© Succession Picasso 2017
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La peinture espagnole des XVIe et XVIIe siècles n’est représentée que par trois tableaux : une Madone de Luis de Morales, une autre de Zurbarán (comportant une belle nature morte) et un splendide portrait par Pantoja de La Cruz (ill. 1). La première salle est complétée par trois Goya accompagnés de toiles de ses suiveurs, elles aussi remarquables, dont le Portrait de la marquise de Marguini par Augustin Esteve y Marqués qui fut longtemps considéré comme du maître. Même les historiens de l’art les plus aguerris ont toujours à apprendre dans ces expositions généralistes : lequel aurait donné deux virevoltantes fêtes galantes à José Camaron y Melia, et non pas à son père, le plus…

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