Exposition d’œuvres françaises du XVIe au XIXe siècle à la galerie Terradès


1. Etienne Martellange (vers 1540-1603)
Portrait de Pierre de Ferralhon, 1572
Huile sur panneau - 32,7 x 23,7 cm
Paris, Galerie Terradès
Photo : Galerie Terradès

25/11/08 – Marché de l’art – Paris, Galerie Terradès – Certaines galeries, par leurs expositions, contribuent à leur manière à l’histoire de l’art. C’est le cas de la galerie Terradès qui, chaque année, propose une exposition de tableaux, sculptures et dessins français accompagné d’un catalogue contenant des notices très documentées sur des œuvres le plus souvent inédites.

Si leur dernier opus porte essentiellement sur les XVIIIe et XIXe siècles, on y verra tout de même, outre un dessin de Sébastien Bourdon (déjà publié ici-même par David Mandrella), un rare portrait peint par Etienne Martellange, père de l’architecte jésuite Jacques Martellange. Il représente Pierre de Ferralhon, sans doute un gentilhomme de la maison du roi Henri IV. Cette effigie est très proche de celles peintes par Corneille de Lyon ou François Clouet.

Pour le XVIIIe siècle, on remarquera un intéressant tableau de François-André Vincent, jusqu’ici inconnu, tiré de l’Histoire de Gil Blas de Santillane par Lesage et représentant une scène d’enlèvement d’une jeune femme par des brigands, ainsi qu’un tableau de Pierre-Antoine Demachy, La Fonderie des suifs à l’Hôtel-Dieu auquel répond, dans un sujet proche d’ouvriers au travail, La Visite à l’imprimerie par Léonard Defrance.

2. Paul Huet (1803-1869)
Vue du château d’Arques-la-Bataille
Huile sur toile - 49,5 x 77,5 cm
Paris, Galerie Terradès
Photo : Galerie Terradès



3. Alfred Stevens (1823-1906)
L’Approche de l’orage
Huile sur panneau - 40,7 x 32,8 cm
Paris, Galerie Terradès
Photo : Galerie Terradès

Le XIXe siècle est représenté à la fois par des peintres peu connus, tel Charles-Abraham Chasselat avec Le Repos de Bélisaire, thème cher aux néoclassiques et d’autres plus célèbres comme Horace Vernet (Le Prisonnier grec) ou Paul Huet (une remarquable Vue du château d’Arques-la-Bataille).
Trois œuvres montrent qu’autour des plus célèbres artistes de la seconde moitié du siècle gravitent nombre de leurs confrères qui parviennent parfois non loin de leur niveau de qualité. C’est le cas d’une marine d’Alfred Stevens, L’approche de l’orage, qui s’est manifestement inspiré de son ami Edouard Manet ; d’Antoine Vollon, dont une Nature morte aux livres a sans doute été influencée par le même Manet. On verra enfin, du pourtant très anecdotique Jehan-Georges Vibert, une superbe Vague qui évoque celle de Courbet.

Galerie Terradès, 8, rue d’Alger, 75001 Paris. Tél : 01 40 20 90 51.

L’exposition se déroule du 20 novembre au 19 décembre 2008.

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Didier Rykner, mardi 25 novembre 2008



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