Evgueni Alexandrovitc Lanceray, le sculpteur russe du cheval


Auteur : Geoffrey W. Sudbury

local/cache-vignettes/L189xH240/Couverture_Lanceray-892aa.jpgLanceray porte un nom français car il était le petit-fils d’un français arrivé en Russie en 1812, à l’époque des guerres napoléoniennes. Malgré une courte carrière (il est mort à trente-sept ans), son œuvre est important, environ quatre cents modèles de sculptures, qui ont donné lieu à de multiples éditions. Sur cette production, la moitié est consacrée au cheval. C’est à cet aspect qu’est consacré le livre de Geoffrey Sudbury, ce qui ne donne qu’une vision partielle d’un artiste dont il prépare le catalogue raisonné. Ces statuettes de chasseurs ou soldats, qu’ils soient cosaques, ossètes ou mogholes, ne sont pas sans rappeler celles des sculpteurs animaliers français tel que Pierre-Jules Mène. Elles font également penser à Emmanuel Frémiet. Si l’éditeur, sur la quatrième de couverture, pousse un peu loin l’enthousiasme en affirmant que Barye était loin d’avoir le talent de Lanceray, il reste que ce livre abondamment illustré permet de découvrir un artiste intéressant, qui mériterait d’être mieux connu en France.

Geoffrey W. Sudbury, Evgueni Alexandrovitch Lanceray, Favre, 2006, 212 p., 48 €. ISBN : 2-82890-860-7.


Didier Rykner, samedi 31 mars 2007



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