Eugène Buland 1852-1926. Aux limites du réalisme Contenu abonnés


Carcassonne, Musée des Beaux-Arts, du19 octobre 2007 au 19 janvier 2008
Chartres, Musée des Beaux-Arts, du 1er mars au 18 mai 2008
Charleville-Mézières, Musée de l’Ardenne, du 6 juin au 6 octobre 2008
Quimper, Musée des Beaux-arts, du 30 octobre 2008 au 1er février 2009

Si certains artistes ayant suivi la voie naturaliste ouverte par Bastien-Lepage sont de mieux en mieux connus et appréciés (Pelez, Friant, Dagnan-Bouveret, Geoffroy, Debat-Ponsan, sans parler des étrangers …)1, Eugène Buland demeurait difficile à cerner. Pour quelques-uns d’entre eux, il suffit d’un seul tableau pour mémoriser leur nom et les reconnaitre définitivement, soit à cause d’un style très personnel ou extravagant, soit en raison d’un choix de sujet récurrent. Ce n’est pas le cas de Buland, et comme nombre de peintres de la Troisième république, il devait changer fréquemment de style ou de thématique pour surprendre à chaque Salon : les peintres naturalistes ayant peu de commandes et ne réalisant pas de grands décors publics ou privés, les tableaux vendus au Salon constituaient souvent leur seul gagne pain.
La première bonne surprise de la rétrospective Buland2, c’est finalement de s’apercevoir qu’on avait vu et qu’on connaissait déjà plusieurs tableaux de l’artiste, mais qu’il était difficile de faire un lien entre eux ou de se rappeler leur auteur. Quoi de commun entre la Propagande Boulangiste au musée d’Orsay, les Bretons en prière de Quimper ou le diaphane Christ chez Marthe et Marie du Petit-Palais ? L’exposition révèle un artiste cohérent, créateur de plusieurs images fortes et populaires, représentées d’une façon tellement neutre que leur auteur semble au premier abord assez en retrait.


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1. Eugène Buland (1852-1926)
Mariage Innocent, 1884
Huile sur toile, 140 x 215
Carcassonne, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée de Carcassonne
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2. Eugène Buland (1852-1926)
Offrande à la Vierge, 1879
Huile sur toile - 103 x 81,5 cm
Le Havre, Musée Malraux
Photo : Musée Malraux
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Son parcours est classique et sans surprise : élève de Cabanel (comme beaucoup d’artistes à l’époque), il obtient deux fois le Second Grand Prix de Rome avec des sujets antiques, qu’il n’abordera plus par la suite, mais qui montrent déjà…

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