Eugeen Van Mieghem et le port d’Anvers Contenu abonnés


Cassel, Musée de Flandre, du 24 mars au 24 juin 2012.

Loin des clapotis et des voiliers qui tanguent, c’est un port industriel, celui d’Anvers, qui fascina Eugeen Van Mieghem. Il chercha toute sa vie à traduire au pinceau et au crayon ce qu’Emile Verhaeren exprima par la plume : « Son port est tourmenté de chocs et de fracas/ Et de marteaux tournant dans l’air leurs tintamarres. (…) Son port est lourd d’odeurs de naphte et de carbone/Qui s’épandent, au long des quais, par des ruelles. »1


JPEG - 311.1 ko
1. Eugeen Van Mieghem (1875-1930)
Bateau à vapeur et trois-mâts au dock, vers 1912
Anvers, Cabinet municipal des estampes
Photo : Anvers, Musée Plantin-Moretus
Unesco, Patrimoine mondial
Voir l'image dans sa page
JPEG - 75.9 ko
2. Eugeen Van Mieghem (1875-1930)
Ode au port d’Anvers, vers 1925
Huile sur toile - 160 x 250 cm
Anvers, PSA HNN
Photo : Fondation Eugeen Van Mieghem
Voir l'image dans sa page

L’artiste fait l’objet d’une exposition au musée de Flandre qui réunit une soixantaine de ses œuvres - beaucoup issues de collections privées, d’autres prêtées par le Musée van Mieghem - classées selon trois grands thèmes : le port industriel, le peuple portuaire, les portraits de la société anversoise en mutation. L’ouvrage proposé à cette occasion n’est pas directement lié à l’exposition puisqu’il est paru en 2009 ; il ne se présente donc pas, hélas, sous forme de catalogue avec une notice et un commentaire pour chaque œuvre, et l’absence d’index complique beaucoup sa consultation ; malgré tout, il replace la production du peintre dans un contexte économique et social, et aborde certains aspects invisibles dans les salles de Cassel, comme la série du Calvaire ou la représentation de ces nombreux migrants qui, entre 1873 et 1934, partirent pour l’Amérique via Anvers.

JPEG - 124.4 ko
3. Eugeen Van Mieghem (1875-1930)
Bateau en cale sèche, vers 1924
Huile sur papier - 50 x 44 cm
Collection privée
Photo : D.R.
Voir l'image dans sa page

Eugeen Van Mieghem appartint à un milieu populaire, grandissant dans l’estaminet que tenait sa mère sur le port. Il étudia à…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : De Seurat à Matisse, Henri-Edmond Cross et le néo-impressionnisme

Article suivant dans Expositions : L’esprit des Lumières vu par Carmontelle