Dominique Brême nommé directeur du Musée de l’Ile-de-France à Sceaux


local/cache-vignettes/L236xH289/Breme-a0ddd.jpg14/4/09 – Sceaux – Musée National de l’Ile-de-France – Dépendant du Conseil Général des Hauts-de-Seine, le Musée de l’Ile-de-France est situé dans le château construit sous le Second Empire pour remplacer le précédent, détruit au début du XIXe siècle. L’historien de l’art Dominique Brême, qui était jusqu’à aujourd’hui maître de conférence à l’Université Charles-de-Gaulle Lille III, vient d’être nommé, à sa direction ainsi qu’à celle du domaine qui comprend le parc désigné par Le Nôtre et les différentes dépendances telles que le Pavillon de l’Aurore et son décor peint par Le Brun (très bien restauré il y a quelques années), l’Orangerie de Jules Hardouin-Mansart, ou les Ecuries (dénaturées récemment par une mauvaise restauration), qui font désormais office de lieu d’exposition.

Dominique Brême, qui doit prendre son poste le 15 avril, est spécialisé dans la peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a écrit de nombreux articles et organisé plusieurs expositions, notamment consacrées aux portraitistes actifs autour des années 1700. On citera notamment la rétrospective François de Troy en 1977, au Musée Paul-Dupuy de Toulouse et (déjà), au Musée de l’Ile-de-France à Sceaux, celle consacrée à Hyacinthe Rigaud dessinateur au Musée Bossuet de Meaux, et deux expositions plus récentes, très réussies, chroniquées sur La Tribune de l’Art : Nicolas de Largillierre en 2003 et A l’école de Philippe de Champaigne en 2007. Il doit publier prochainement le catalogue de l’œuvre de Nicolas de Largillierre.

Nul doute que Dominique Brême continuera la politique très active du Musée de l’Ile-de-France en matière d’expositions et d’acquisitions. Que deux œuvres entrées récemment dans ses collections (voir brève du 25/8/08) Le Festin de Didon et Enée et le Portrait de la comtesse de Brionne et de son fils Louis de Lorraine soient de François de Troy, dont le spécialiste n’est autre que Dominique Brême, n’est pas seulement une coïncidence mais prouve la parfaite adéquation entre le fonds du musée et les centres d’intérêt de son nouveau directeur.

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Didier Rykner, mardi 14 avril 2009



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