Deux tapisseries de la tenture de Diane acquises par le château d’Ecouen


1. France, vers 1550
Jupiter et Latone
Laine et soie - 470 x 400 (environ)
Ecouen, Musée national de la Renaissance
Photo : D.R.

31/8/07– Acquisitions – Ecouen, Musée national de la Renaissance – La tenture de Diane fut probablement commandée par Henri II pour décorer la galerie du premier étage du Château d’Anet. De cet ensemble, huit tapisseries étaient connues : quatre à Anet, deux conservées au Metropolitan Museum, une à Rouen au Musée départemental des Antiquités, une enfin en collection privée aux Etats-Unis (à l’exception de cette dernière, toutes furent réunies en 1972-1973 dans l’exposition L’Ecole de Fontainebleau [1]). L’identité de l’auteur des cartons est discutée. Plusieurs peintres participèrent peut-être à cette entreprise ; les noms de Jean Cousin le vieux, Luca Penni ou Etienne Delaune ont été avancés. Quant au tissage, il est probable qu’il fut l’œuvre d’ateliers parisiens.

2. France, vers 1550
La Naissance de Diane et Apollon
Laine et soie - 470 x 400 (environ)
Ecouen, Musée national de la Renaissance
Photo : D.R.

Malheureusement, en 1997, les tapisseries appartenant au château d’Anet étaient détruites dans l’incendie qui ravagea l’atelier de restauration où elles étaient entreposées.
Le Musée d’Ecouen vient d’acquérir les deux premières pièces de la série (ill. 1 et 2), apparues récemment dans une collection privée. Elles content le début de l’histoire de la déesse de la chasse : l’une montre Jupiter et Latone dont l’union donna naissance à Diane et Apollon, épisode représenté dans la seconde.
Il a parfois été avancé, en raison de la variété des bordures, que plusieurs tentures semblables furent tissées. Cependant, les pourtours des deux tapisseries nouvellement acquises par Ecouen ont des dessins distincts, mais semblables à d’autres tapisseries de l’ensemble. Il serait par ailleurs étonnant que l’on n’ait jamais retrouvé aucun exemplaire en double. Il est donc probable que cette tenture fut unique, ce qui renforce son caractère précieux et rend encore plus tragique la perte de quatre des tapisseries qui la composaient.

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Didier Rykner, vendredi 31 août 2007


Notes

[1] Collectif, L’Ecole de Fontainebleau, Paris, 1972, catalogue de l’exposition, Grand Palais 17 octobre 1972 - 15 janvier 1973, p. 347-351.



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