Deux statues de la Renaissance pour le musée de Toul


9/6/15 - Acquisitions - Toul, Musée d’Art et d’Histoire - Les saintes Catherine et Marie Madeleine acquises par le musée de Toul, deux statues polychromes en pierre de la première moitié du XVIe siècle, offrent un beau témoignage de la Renaissance en Lorraine.


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Sainte Catherine, XVIesiècle
Calcaire blanc polychromé - 139 x 58 cm
Toul, Musée d’Art et d’Histoire
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Sainte Madeleine, XVIe siècle
Calcaire blanc polychromé - 136 x 51 cm
Toul, Musée d’Art et d’Histoire

Leurs styles comparables et leurs dimensions presque identiques laissent penser qu’elles faisaient partie d’un même ensemble. Elles décoraient probablement l’un des autels de la cathédrale Saint-Étienne de Toul où elles sont signalées à la Révolution, lorsque les œuvres religieuses furent détruites ou vendues. Achetées par un particulier, elles atterrirent finalement dans une chapelle privée de Gare-le-Col. Leur propriétaire les a fait restaurer en 2006, les a prêtées en 2013 pour l’exposition « Entre gothique et Renaissance, la façade flamboyante de la cathédrale » et les a finalement vendues au musée qui a pu les acquérir après avoir lancé une souscription.

Sainte Catherine porte l’épée qui l’a décapitée. La roue de son supplice a disparu en partie, on la devine grâce aux trois barreaux qui subsistent. Madeleine est reconnaissable au parfum qu’elle tient dans sa main et à ses cheveux dénoués sous son voile.
Toutes les deux tiennent l’Évangile dans la main gauche et sont accompagnées d’un petit donateur agenouillé à leurs pieds, des hommes d’église comme le suggèrent leur tonsure et leur vêtement, l’un est un évêque ou un abbé doté d’une crosse et d’une mitre posée devant lui, l’autre peut-être un chanoine de la cathédrale. Ces statues sont particulièrement séduisantes par leurs proportions élancées, la douceur souriante de leurs traits, l’élégance de leurs vêtements très détaillés, et le travail des drapés qui accompagnent le mouvement de leur corps, entrainé par une de leur jambe légèrement avancée.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 9 juin 2015





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