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Deux paysages italiens par Gauffier et Wright of Derby acquis par Montpellier


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1. Louis Gauffier (1762-1801)
Vue sur la vallée de l’Arno à Florence, 1795
Huile sur toile - 82 x 110 cm
Montpellier, Musée Fabre
Photo : Musée Fabre
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17/3/17 – Acquisitions – Montpellier, Musée Fabre – Une fois de plus, voici une brève consacrée aux acquisitions du Musée Fabre (en attendant une autre encore, à venir demain). On ne peut qu’être admiratif devant l’activité de ce musée qui compense l’inaction de tant d’autres, et devant la cohérence de ses acquisitions. Cette fois, ce sont deux paysages italiens, tous deux représentant l’Arno à Florence qui viennent d’enrichir ses collections.

Le premier est une peinture de Louis Gauffier (ill. 1), acquise chez Jean-François Heim à Bâle. Au premier plan, des Italiennes se reposent avec leurs enfant, sur une terrasse arborée qui domine le fleuve et la ville. Celle-ci (on distingue notamment les silhouettes des églises Santa Maria del Carmine, Santo Spirito et San Frediano) se découpe d’une manière extrêmement stylisée, presque géométrique sur un paysage vu au coucher du soleil, ce qui lui donne un ton légèrement rose.
En 1795, date d’exécution de ce tableau, Gauffier se trouve à Florence depuis deux ans. Il fut un ami proche de François-Xavier Fabre et ce dernier collectionna abondamment ses œuvres : il légua et donna pas moins de huit tableaux et vingt-cinq dessins de Gauffier au musée qu’il avait créé.

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2. Joseph Wright of Derby (1734-1797)
Vue de Florence et de l’Arno, 1793 (?)
Huile sur toile - 58,4 x 76,5 cm
Montpellier, Musée Fabre
Photo : Musée Fabre
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Le second n’est rien moins qu’un tableau de Wright of Derby, ce peintre anglais du XVIIIe siècle dont les œuvres sont aujourd’hui particulièrement recherchées. Il a été acheté à la galerie Michel Descours de Lyon.
On se trouve là encore juste avant le crépuscule, le soleil s’apprêtant à se coucher et dardant ses rayons au-dessus des nuages, avec un sentiment un peu irréel ou fantasmagorique qui se retrouvait déjà dans l’œuvre de Gauffier. Le point de vue sur la ville est ici différent cependant, de même que le traitement de la nature, moins classique, moins ordonnée, plus romantique pourrait-on dire si l’on ne craignait de trop simplifier l’analyse. À l’exception d’un canoé que l’on voit à peine sur l’eau, il n’y a là aucune présence humaine. La ville elle-même est beaucoup plus lointaine et plus effacée, presque invisible tant elle se confond dans les mêmes coloris que la végétation.

Wright of Derby voyagea à Rome, Naples et Florence entre 1773 et 1775, et fit beaucoup de croquis qui lui permirent de réaliser des vues d’Italie longtemps après son retour en Angleterre. Cette peinture, qui peut être datée des environs de 1793 (deux ans à peine avant la peinture de Gauffier), est la seule vue de Florence connue de l’artiste. Elle est aussi désormais la seule peinture de Wright of Derby visible dans un musée français, à l’exception du Louvre (Vue du Lac de Nemi et Portrait d’homme).


Didier Rykner, vendredi 17 mars 2017





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