
1. Georges Michel (1763-1843)
Paysage près de Paris, vers 1820-1825
Huile sur toile - 75,5 x 105,4 cm
Valence, Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie
Photo : Blondeau-Breton
16/3/06 – Acquisitions - Valence et Arras, Musées des Beaux-Arts - Bien que tous deux souvent rattachés à Barbizon, Georges Michel et Camille Corot peignent dans des styles bien différents des peintres plus orthodoxes que l’on classe habituellement dans cette école. Ils démontrent, s’il en était besoin, la variété du paysage français au XIXe siècle.
Du premier, le musée des Beaux-Arts de Valence a acquis un tableau typique, avec son paysage orageux et ses tonalités ocres (ill. 1) [1] traduisant une réinterprétation de l’art hollandais du XVIIe siècle (Ruisdael, Van Goyen,...). Mort à 80 ans en 1843, Georges Michel commença sa carrière à la fin de l’Ancien Régime, à l’époque du néoclassicisme triomphant. Il est l’auteur de tableaux romantique avant l’heure, dont le nouveau tableau nouvellement acquis par Valence est un bon exemple [2].

2. Camille Corot (1796-1875)
Saulaie à Sainte Catherine, près d’Arras
Huile sur toile - 33 x 47 cm
Arras, Musée des Beaux-Arts
Photo : Blondeau-Breton
Contrairement à Michel dont pourtant presque deux générations le séparent, Corot se tourna dès ses débuts vers le paysage néoclassique italianisant, sous l’influence de Poussin vu à travers l’exemple d’Achille-Etna Michallon et de Jean-Victor Bertin. Le tableau acquis par le musée d’Arras (ill. 2) relève de la veine naturaliste, pré-impressionniste de l’artiste. A partir de 1851, l’artiste voyagea régulièrement dans la région d’Arras et la peignit souvent [3]. Ce tableau date des environs de 1855 ; ce musée conservait déjà, de la même époque, Une route près d’Arras ou Les Chaumières [4]. Le Cleveland Museum of Art possède une toile de sujet très proche, de taille comparable, datée de juin 1871 : Sainte-Catherine-lez-Arras, saules et chaumières.
