Deux nouvelles acquisitions pour le Getty Museum


1. Atelier de Peter Hemmel von Andlau (vers 1420/25-après 1501)
La Trinité avec la Vierge, Saint Jean l’Evangéliste,
Saint Etienne, Saint Laurent et un donateur
, 1479
Huile sur panneau - 79,8 x 139,7 cm
Los Angeles, The J. Paul Getty Museum
Photo : Getty Museum

8/02/12 - Acquisitions - Los Angeles, The J. Paul Getty Museum - Le Getty vient d’annoncer l’acquisition de deux œuvres très dissemblables. L’une est un panneau germanique du XVIe siècle, l’autre un dessin français du XVIIIe siècle. Les deux, cependant, se rejoignent par leur haute qualité.

Le tableau, qui représente la Trinité entourée de la Vierge, de saints et d’un donateur (ill. 1), était montré à New York chez Richard Feigen par le galeriste londonien Sam Fogg, dans une exposition qui se terminait le 27 janvier dernier1. Il y était présenté comme le seul panneau connu du Maître des Etudes de Draperies (également surnommé le Maître des Ronds de Cobourg), un peintre de vitraux actif à Strasbourg dans la seconde moitié du XVe siècle dont de nombreux dessins sont conservés. Il est désormais donné par le Getty à l’atelier de Peter Hemmel von Andlau, le maître-verrier le plus important actif à Strasbourg à cette époque.
L’absence d’autres tableaux identifiés, comme l’incertitude qui règne également sur les attributions à ce dernier artiste doivent, quoi qu’il en soit, inciter à la prudence. La seule chose qui soit certaine est que cette Trinité a été peinte à Strasbourg à la fin du XVe siècle.


2. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)
La faiseuse de crêpes, 1782
Pierre noire, lavis, encre brune - 24,5 x 38 cm
Los Angeles, The J. Paul Getty Museum
Photo : Getty Museum


La seconde œuvre est un dessin de Jean-Honoré Fragonard, acheté chez Wildenstein à New York, et représentant une scène familiale où une mère prépare des crêpes pour ses nombreux enfants (ill. 2). Datant de 1782, la feuille est typique de l’art virevoltant de l’artiste, qui joue en virtuose des traits de pierre noire sur lesquels sont jetées des taches de lavis d’encre, d’une manière qui semble spontanée mais qui est en réalité très étudiée. Le Getty Museum conservait jusqu’à présent de Fragonard, outre une peinture, La Fontaine d’Amour, deux dessins : un paysage à la sanguine représentant les Ruines d’un palais impérial à Rome et une scène galante (Oh, si seulement il m’était aussi fidèle), à la technique identique à celui qui vient d’être acquis.

English Version


Didier Rykner, mercredi 8 février 2012


Notes

1. On pourra lire sur celle-ci le compte-rendu de Paul Jeromack sur le site artnet.com.



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