
1. Carl Gustav Carus (1789-1869)
L’Eglise au crépuscule, 1820-1825
Huile sur toile - 21,5 x 23,5 cm
Paris, Musée du Louvre
1/12/07 – Acquisitions – Paris, Musée du Louvre et New York, Metropolitan Museum – Jusqu’au 3 décembre, le Louvre expose dans le cadre du tableau du mois une œuvre de Carl Gustav Carus (ill. 1) récemment entrée dans ses collections grâce au mécénat de la Compagnie de Saint-Gobain. Ce tableau, acquis de la galerie Katrin Bellinger (qui l’avait présenté au dernier Salon de Maastricht) est le premier de l’artiste à entrer dans un musée français au moment où, par une coïncidence amusante, le Metropolitan Museum s’enrichissait également d’un Carus (ill. 2) dont il ne possédait aucune peinture jusqu’à aujourd’hui. Ce dernier achat a été effectué auprès de la galerie Thomas Le Claire à Hambourg.

2. Carl Gustav Carus (1789-1869)
Fenêtres gothiques dans les
ruines du Monastère d’Oybin
Huile sur toile - 43,2 x 33,7 cm
New York, Metropolitan Museum
Photo : Metropolitan Museum
Carl Gustav Carus est moins connu que son compatriote Friedrich auquel il peut être comparé. Comme son aîné de quinze ans (Friedrich est né en 1774), qui fut également son ami, Carus a peint des paysages romantiques dépouillés, souvent nocturnes ou au soleil couchant. La figure humaine n’y est - quand elle est présente, ce qui n’est le cas d’aucun de ces deux tableaux - qu’une petite silhouette.
La toile du Louvre, située au crépuscule, avec ses coloris subtiles dans les jaunes et les beiges est à ce titre plus représentative de ce que l’on connaît de Carus que celle acquise par le Metropolitan dont l’architecture gothique rappelle le fonds de certains tableaux troubadours comme ceux de Louis Daguerre ou de Charles-Marie Bouton à la même époque. L’audace de la composition et l’absence de scène anecdotique témoignent cependant d’un esprit assez différent.
Le texte du Louvre présentant cet achat rend hommage au mécénat de Saint-Gobain, une action discrète mais exemplaire qui a permis de faire entrer au Louvre des artistes germaniques et scandinaves des XVIIIe et XIXe siècle, jusqu’ici absents de ses cimaises. Nous avions signalé ici même la préemption en 2004 de deux tableaux de Waldmüller (brève du 13/12/04) sans savoir alors qu’il s’agissait également du mécénat de Saint-Gobain. Rendons à César ce qui lui appartient.
Nous reviendrons prochainement sur les autres acquisitions récentes faites par le musée new yorkais (voir brève du 9/3/08).
