Deux bustes d’enfants par Claude-François Attiret acquis par le Louvre


1/11/14 - Acquisition - Paris, Musée du Louvre - En 2005, le Musée des Beaux-Arts de Dole présentait une petite rétrospective d’un enfant du pays, le sculpteur Claude-François Attiret, où l’on pouvait voir deux bustes d’enfant en marbre, dont l’un daté de 1764, intitulés L’enfant gai et L’enfant triste. Ils appartenaient déjà à la galerie Ratton-Ladrière qui les a présentés dans sa récente exposition où ils viennent de lui être achetés par le Musée du Louvre.


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1. Claude-François Attiret (1728-1804)
L’enfant gai, 1764
Marbre - 46 x 19 x 23,5 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Galerie Ratton-Ladrière
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1. Claude-François Attiret (1728-1804)
L’enfant triste, 1764
Marbre - 46 x 19 x 23,5 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Galerie Ratton-Ladrière

Claude-François est issu d’une famille d’artistes qui compta des ébénistes, des peintres, des sculpteurs et des architectes. Le plus connu était son oncle, le jésuite Jean-Denis Attiret, peintre de l’Empereur de Chine (voir cet article).
Claude-François Attiret, après avoir travaillé dans l’atelier de son père et d’un autre oncle, qui étaient sculpteurs sur bois, vint à Paris pour se former auprès de Jean-Baptiste Pigalle. Après un séjour romain qu’il effectua à ses frais, il quitta l’Italie en 1759 et fut reçu à l’Académie de Saint-Luc à Paris le 28 février 1760. Installé à Dijon, sa carrière se partagea essentiellement entre la Bourgogne et la Franche-Comté.

Les deux bustes d’enfant sont de véritables têtes d’expression qu’il faut probablement rapprocher (la date est la même) d’une tête de caractère que le sculpteur exposa en 1764 à l’Académie de Saint-Luc. S’il réalisa beaucoup de portraits (le Louvre conservait déjà un Buste de femme), Attiret sculpta aussi des œuvres de grande dimension : à Dijon, il est notamment l’auteur, vers 1770-1773, d’un Saint Jean l’Évangéliste et d’un Saint André en pierre marqué par la statuaire baroque romaine (église Saint-Bénigne). Sur la Porte Guillaume (un arc de triomphe), il sculpta les bas reliefs, d’une inspiration plus néoclassique (1787).


Didier Rykner, samedi 1er novembre 2014





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